13ème FESTIVAL ART ET DECHIRURE DU 30 MAI au 10 JUIN
2012
PROGRAMME
Comme pour les éditions précédentes, nous serons accueillis à la Chapelle Saint Louis à Rouen, à La Foudre-Scène nationale de Petit Quevilly Mont Saint Aignan et à l'Espace Culturel François Mitterrand à Canteleu. Pour la première fois nous vous inviterons à venir voir un spectacle Salle Louis Jouvet à Rouen.
Pour les réservations, elles peuvent être effectuées dès à présent soit par mail à l'adresse suivante: art.et.dechirure@gmail.com soit en
réservant directement dans les salles où sont programmés les spectacles:
Scène nationale Petit Quevilly Mont Saint Aignan réservation au 02 35 03 29 78 http://www.scenationale.fr
Chapelle Saint Louis ou Louis Jouvet 02 35 98 45 05 www.chapellesaintlouis.com
Espace culturel F. Mitterrand 02 35 36 95 80
Le numéro du festival en service à partir du 30 mai est le suivant 02 35 63 82 16
Ne tardez pas les spectacles sont annoncés dans les programmes des salles et sont déjà très réservés !
LA FOUDRE
Scène nationale de Petit Quevilly / Mont saint Aignan
" LES PAPOTINS OU LA TACHE DE MARIOTTE "
D’après le journal Le Papotin / Conception : Eric Petitjean
Jeudi 31 mai à 20h Durée : 1h30 Tarifs 9€ et 5€
Nathanaël s'adressant à Dominique de Villepin :
« Alors Dominique, comment tu vas faire pour changer le monde ? »
Arnaud à Jacques Chirac :
« Jacques, pourquoi tu vouvoies Bernadette ? »
Interviews extraites du journal « Le Papotin »
Vidéos sur site Scène nationale
Depuis vingt ans, chaque mercredi matin au Théâtre du Lucernaire à Paris, un groupe de personnes autistes (refusant catégoriquement cette étiquette et se revendiquant « atypiques » un point c'est tout) se réunit pour échanger et communiquer. De là est né le Journal « Le Papotin », rempli d'humour et de poésie.
« Les Papotins ou la tache de Mariotte » est une adaptation théâtrale de ce « drôle » de journal ; mettant en scène quatre personnages décalés qui tentent à leur façon de « nous communiquer ». Leur parole est vivante, simple, vraie et... très drôle ! Peut-être devrait-on en tirer leçon...
L'autisme n'est pas le sujet de ce spectacle. Ce qui a intéressé Eric Petitjean dans cette pathologie, c'est sa théâtralité et le fait qu'elle touche à la communication (le langage et les codes sociaux) dans un monde où communiquer est presque devenu une question de survie.
Sur la scène, quatre personnages simplement ordinaires, atypiques, ayant chacun sa propre logique, nous parlent vrai, sans chichis ou faux-semblants. Pas de compassion ni de révolte en eux, ils sont juste là, seuls face au monde. Ils « papotent » philosophent. Ils vont nous dire ce qu'ils aiment, ce qu'ils n'aiment pas, vont interviewer des gens célèbres, d'autres pas, vont chanter, danser... Avec beaucoup de douceur et surtout par le rire (un rire franc, enfantin, généreux), ce n'est pas leur façon de communiquer qu'ils remettent en question mais la nôtre.
D'après le journal Le Papotin
Conception et mise en scène : Eric Petitjean
Scénographie et vidéo : David Coignard
Vidéaste : Arnaud Gautron
Lumières et régie générale : Pierre Peyronnet
Costumes : Ariane Dionyssopoulos
Avec : Silvia Cordonnier, Pierre Hiessler, Fabien Orcier, Philippe Richard
CHAPELLE SAINT LOUIS
"LES CULS DE PLOMB"
Production Les Piqueurs de Glingues
Olly-Photolia
Vendredi 1 juin 19h30 et samedi 2 juin 19h30 Tarifs 14 € 10€ et 6€
Alex était un homme parfaitement inséré dans la société : réussite professionnelle, vie de couple harmonieuse, bref toutes les apparences du bonheur. Mais Alex devient mystérieusement autiste.
Emmuré dans une passion inédite pour l'astrophysique, il découvre mentalement l'existence d'une nouvelle planète et s'enfuit de la clinique où il séjourne depuis deux ans. La poésie du langage induite par la maladie du personnage, crée une dimension parallèle : Alex associe certaines lettres à des couleurs. Le "t", pour lui, est vert : les mots commençant par un "t" sont verts. Ainsi la Terre n'est pas bleue mais verte. Alex ne comprend pas non plus le deuxième degré des choses : pour lui, pas d'images, de métaphores, de sens figuré. Son univers mental est réaliste par son aspect logique implacable, poétique par son étrangeté.
Sa fiancée Delphine refuse de voir son rêve s'effondrer : convaincue qu'Alex finira par guérir, elle l'accompagne dans un voyage qui les conduira jusqu'au désert algérien, unique endroit d'où l'on peut observer sa planète. Là, une vieille femme à la peau brûlée par le soleil implore en chantant la vengeance de Dieu. Qui est-elle ? Quel est le sens caché de ses incantations ? L'assistante sociale de la clinique, Claire Martin, s'interroge : Alex est-il si malade qu'on le prétend ?
Ils en parlent :
"Cela me semble important que des auteurs comme Hugo Paviot puissent passionner un public avec des questions aussi rarement bien traitées."
Jean-Pierre Klein, psychiatre honoraire des hôpitaux
"Une oeuvre très forte, susceptible de donner lieu à un événement théâtral riche de signification."
Henri Lépine, Ruedutheatre.info
Durée : 1h45 - Théâtre
Texte et mise en scène : Hugo Paviot
Avec : David Arribe, Aïni Iften, Laetitia Poulalion, Sophie Stalport
Création sonore : Christine "Zef" Moreau
Costumes : Adelaïde Gosselin
Lumières : en cours
Production : Les Piqueurs de glingues
Avec le soutien de : Théâtre de la Chapelle Saint-Louis (Rouen) ; Théâtre de l'Espoir Présence Pasteur (Avignon) ; association Beaumarchais SACD
Partenaires : Spedidam ; Fondation La Ferthé ; Coordination pour l'éducation à la non-violence et à la paix
"DEVERSOIR"
Compagnie Angela Laurier
Lundi 4 juin et mardi 5 juin à 19h30 Tarif 10€ et 6€
La contorsion est l'exutoire d'Angéla Laurier. Elle raconte son histoire, une enfance passée au Québec, l'obsession pressante de sa famille, sa peur d'enfanter, de transmettre sa violence. A travers les souffrances vécues par son père dépressif et son frère schizophrène, Angéla questionne notre mal être. Comme une thérapie familiale, elle tente de démystifier la folie. Avec son corps déformé torturé, littéralement jeté dans ce combat et la puissance d'une caméra, elle parvient à renouer avec ce passé, passant du féroce à la grâce, de l'intime à l'exorcisme et de la performance à la délivrance d'une famille pour qui elle a finalement beaucoup de tendresse.
"Face à un public médusé, la contorsionniste Angéla Laurier tente de rompre en temps réel le cours de son destin."
Daniel Conrod - Télérama - Janvier 07
Durée : 1h30 - Danse et contorsion
Contorsionniste : Angéla Laurier
Musicien : Manuel Pasdelou
Régisseur lumière : Richard Croisé
Comédien : Dominique Laurier
Contact diffusion/professionnels : Geneviève Clavelin
"PHARMAKON"
Production Des pieds et Des Mains
Jeudi 7 juin 19h30 Tarif 10€ et 6€
La compagnie Des Pieds et Des Mains arrive tout droit de Montréal au Québec (Canada), nous sommes très heureux de les accueillir à Rouen pour le festival Art et Déchirure. des rencontres avec Menka Nagrani et ses acteurs/danseurs seront proposés au public.
Remède ou poison, le médicament fait partie intégrante de nos vies. La bonne dose de médicaments pour la bonne dose d'émotions afin qu'elles ne dépassent pas les proportions acceptables, traçant la limite entre ce qui est normal et anormal. Une explosion de mots, de maux, de corps poétiques, de formes atypiques!
Pour illustrer ces réflexions, Les Productions des Pieds des Mains imposent aux artistes "conventionnels", d'autres artistes présentant une déficience intellectuelle.
De toute manière, qu'est-ce que la normalité?
Durée : 1h - Danse-Théâtre
Chorégraphie et mise en scène : Menka Nagrani
Texte : Alexis Martin
Interprétation : Marc Barakat, Carl Hennebert-Faulkner, Jean-François Hupé, Nicolas Labelle et Eve Pressault, Mireille Camier
Répétiteurs : Alexandre L'Heureux, Marie-Soleil Pilette
"IL N'Y A PAS DE COEUR ETANCHE"
De Julie Rey et Arnaud Cathrine
Julie Rey et Arnaud Cathrine ont voulu savoir de quoi était faite cette frontière de ceux "qui vont bien" de "ceux qui vont mal".
Pendant un an, ils se sont donc rendus à l'hôpital tous les mois, ont rencontré des patients volontaires, ils ont fait connaissance. Une fois installée la confiance, ils ont découvert la voix de l'humain qui souffre, qui se bat et résiste, mais aussi un creuset d'histoires simples, tout simplement humaines. Beaucoup d'ordinaire...
Une histoire de vie et de survie, plutôt qu'une histoire de folie.
Les deux artistes ont choisi de jouer sur scène tour à tour tous les rôles : le leur bien évidemment et également celui des patients. Le tout accompagné en musique, afin de cultiver l'interdisciplinarité qui leur est chère.
Durée : 1h30 - Théâtre
Textes, interprétation : Arnaud Cathrine et Julie Rey
Compositions : Julie Rey
Conseillère artistique : Ninon Brétécher
Son : Samuel Babouillard
Lumière : Emanuelle Petit
Conception des images en scène : Arnaud Cathrine, Antoine Dezelli
Montage : Antoine Dezelli
SALLE LOUIS JOUVET
"CHEZ LES FOUS"
Cie Procédé Zèbre
Mercredi 6 juin 19h30 Tarif 10€ et 6€
Entrer chez les fous, c'est un peu entrer comme chez quelqu'un qu'on connait pas bien, c'est pas un voisin habituel, c'est pas un ami qui nous veut du bien mais ce n'est pas hostile non plus...
Chez les fous, même s'il est question de folie, c'est surtout un dispositif très rassurant : un cube constitué de tissus légers, blancs, écrus La lumière qui passe à travers de l'extérieur nous rappelle la lumière du soleil, apaisante (expérience de la luminothérapie ???). Mais une fois nos deux acteurs en scène, ils se retrouvent face à face dans ce miroir et en deux sets la partie de plaisir sera jouée : l'instant présent, si important chez l'acteur, est une constante chez la personne psychotique. La sensation d'être vivant, du spectacle vivant est renforcée par la sensation d'évasion dans ce lieu fermé. Celui que l'on croit fou, où est-il vraiment ?
Crée en 2003 à partir d'un reportage réalisé par Albert Londres en 1925, ce spectacle va au-delà de la simple dénonciation des mauvais traitements réalisés dans les asiles psychiatriques. Venant de quelques décennies en arrière, ce témoignage soulève une question cruciale : avons-nous réellement progressé ? Sommes-nous sûrs d'avoir aujourd'hui les traitements appropriés ?
"Notre devoir n'est pas de nous débarrasser du fou, mais de débarrasser le fou de sa folie."
Albert Londres
Durée : 1h30 - Théâtre
Texte : Albert Londres
Mise en scène : Fabrice Dubusset
Avec : Arnaldo Ragni et Philippe Bonacossa
Scénographie : Sylvain Desplagnes
Musique : Piero Corso
ESPACE CULTUREL François Mitterrand (Canteleu)
"CATALINA IN FINE"
Théâtre du Cristal
Vendredi 1 juin à 14h30 (scolaires) et 19h (tout public) Tarif 5,40€ 3,20€ réduit et 2,10€ enfant -12ans
A partir de 8 ans
Catalina est une petite fille de 13 ans, rebelle et enjouée, une Zazie moderne qui met du désordre et de la vie là où elle passe.
Mais Catalina cache une anomalie. Elle a deux visages. L’un devant, l’autre derrière la tête, « l’un qui rit quand l’autre pleure, l’un qui vit, l’autre qui meurt ».
Catalina débarque dans l‘atelier d’Honorin et se fait adopter par ce vieil ouvrier solitaire qui traîne incognito une jambe de bois.
Pourtant, tout oppose le vieil homme casanier, pétri de certitudes, rassuré quand rien ne bouge,
et la jeune fille qui veut transformer l’usine et tout remettre en question.
Sous l’impulsion de Catalina, les machines se mettent ą produire des articles de voyage de toutes les couleurs...
Le texte de Fabrice Melquiot est un vrai tour de force. Il s’en dégage une profonde joie de vivre.
L’espoir et le rire y sont omniprésents alors que la pièce met en lumière le tragique de l’existence humaine.
L’écriture mêle de façon jubilatoire et toujours inattendue des styles très différents, des répliques au tac au tac à la rêverie poétique,
du comique de situation jusqu'au propos philosophique. Les relations d’Honorin et de Catalina, pleines de fausses rivalités et de vraie tendresse,
le décalage des personnages et la langue ciselée de Fabrice Melquiot font de ce spectacle un bijou de poésie et de plaisir partagé.
Fabrice Melquiot a écrit de très nombreux textes notamment destinés au jeune public.
Auteur associé au Théâtre de la Ville de Paris, il poursuit une relation suivie avec Emanuel Demarcy-Motta qui a créé plusieurs de ses pièces.
En 2008, il a reçu le Prix Théâtre de l'Académie Française pour l'ensemble de son oeuvre. Ses textes sont traduits et représentés dans une douzaine de langues.
L'Arche est éditeur et agent théâtral de Catalina in fine
Texte de Fabrice Melquiot
© L'Arche Editeur
Mise en scène : Olivier Couder
Collaboration à la mise en scène : Patricia Zehme et Yves Gourvil
Avec : Thomas Caspar, Trang Lam Olivier Couder et Yves Gourvil
Création musicale : Stéphane Leach
Décors : Jean Baptiste Manessier
Costumes : Philippe Varache
Création masque : Alaric Chagnard
Création lumière : Marie-Hélène Pinon
Régie : Stéphane Brunier et Gérard Dold
Rendez vous devant la Chapelle Saint Louis place de la Rougemare (Rouen)
"HP BLUES"
Samedi 9 juin à 21h
Conception et réalisation: COLLECTIF PARCE QU’ON EST LÀ
Avec : Betty Berlier, Renée Defaÿ, Axelle Péchaire, Chantal Lambert
Musique : Frédéric Laigle
Mise en scène : Bruno Boussagol
Coordination :Martine Bonnefoux
Production :BRUT DE BÉTON PRODUCTION
Dans nos villes vivent des humains qu’on efface.
Ils sont sans visage, sans bruit, sans nom.
Ils prennent la forme des murs, des chantiers, des caves.
Ils tournent autour des gares sans jamais s’échapper.
Par la force de l’art nous allons connaître quatre femmes de l’ombre.
Elles vivent seules, discrètement, sobrement, subtilement.
Dans une impasse, une cour, un passage.
Rescapées de l’enfermement psychiatrique, elles tentent d’accorder leur psychisme aux méandres de la cité.
Manger, dormir, se protéger des intempéries.
C’est l’essentiel !
Mais aussi parler, chanter, écrire, dessiner.
Ça arrive !
Abime de la vie, secrets à fleur de bitume.
Elles étaient comme nous.
C’était hier, c’était il y a longtemps.
Justement c’est ce qui nous est proposé par la magie du théâtre.
Théâtre dans la rue, ou plutôt dans les interstices de la ville.
Déambulation par petits groupes de 25 personnes d’une «station» à une autre.
Le «campement» comme une petite scène de vie devant laquelle on s’autorise à rester, à regarder, à écouter.
Une sorte d’inconscient collectif émerge de ce fatras de mots, de sons, de couleurs.
Familier, libertaire, insolent, joyeux, poétique.
Halle aux Toiles (Rouen)
"L’art est la question"
Vendredi 8 juin à 18h Tarif unique 3€
Une conférence-lecture conçue par Didier Aubert (Professeur d’Esthétique à Paris III), Perrine Maurin (metteur en scène) et Lino Tonelotto (artiste plasticien).
Avec la participation de Jean-Marc Desmond et Pénélope Parrau (lecture)
Evoquant les rapports de l’art au corps, au pouvoir et au langage, Didier Aubert, professeur d'Esthétique à Paris III, invite deux comédiens à lire des textes de Hans Bellmer, Sarah Kane, Barbara Kruger, Jean Dubuffet (et bien d'autres invités) afin d'illustrer sa théorie comme quoi "toute expression est une douleur déplacée.
Dans "L'art est la question" le désordre de l’art se confronte au savoir institué. L’art est la question mêle lectures, danse, vidéo, musique... et conférence!
"L'art est la question" : une conférence sur l'art où le désordre de l'art se confronte au discours de "savoir" partant de la théorie de Didier Aubert, professeur d'Esthétique à Paris III, comme quoi "Toute expression est une douleur déplacée."
Jeudi 31 mai à 18H au théâtre de la Foudre
forum/rencontre sur "le papotin, journal atypique" en présence de Driss El Kesri et "des papotins".
Suivi d'une projection des interviews réalisées le matin même (Frédéric Sanchez et Olivier Saladin sous réserve). Le journal le Papotin sera en vente sur place.
Possibilité de se restaurer entre le forum et le spectacle.
Entrée libre mais réservation très conseillée au 02 35 03 29 78
Mardi 5 juin à la Chapelle Saint Louis à l’issue du spectacle« Déversoir », rencontre avec Angela Laurier
Souvent, les histoires familiales, personnelles entrent en résonnance avec les parcours artistiques des créateurs et façonnent leurs œuvres. De ce point de vue le travail d’Angela Laurier est très éclairant, c’est aussi un parcours de femme et de créatrice.
En présence de professionnels de la thérapie familiale
Mercredi 6 juin à 17h30 à la Halle aux Toiles rencontre avec Joël Kérouanton pour la sortie de son livre "ça déchire à Rouen" aux Edition du Champ social, en présence de Nicolas Roméas directeur de la revue Cassandre/Horschamp revue qui porte depuis 1995 les valeurs d'un art en prise avec la société dans la lignée des combats de l'après-guerre, fait avancer les idées et lutte contre l'endogamie. Son travail est celui d'une «nouvelle critique» qui ne se contente pas de juger l'«objet», mais appréhende le geste de l'art en prenant en compte la relation à l'histoire, aux populations et aux lieux.
Mercredi 6 juin salle Louis Jouvet à l’issue du spectacle « Chez les fous », rencontre avec Fabrice Dubusset, metteur en scène.
Comment les médias nous parlent de la folie aujourd’hui
Jeudi 7 juin à la Chapelle Saint Louis à l’issue du spectacle « Pharmakon », rencontre avec Menka Nagrani et les actrices et acteurs de la compagnie Des pieds et des mains.
Comment ces spectacles différents, singuliers sont produits au Québec, y a-t-il un réseau pour leur diffusion, festivals ou autres.
Vendredi 8 juin à 18h Soirée en partenariat avec le Département de Seine Maritime (Directions de la citoyenneté et la culture) - Salle des conférences du Département de Seine Maritime (entrée rue Saint Sever)
Projection du film documentaire « Un monde sans fous » de Philippe Borrel (durée 67’)
Débats en présence d’invités et de l’équipe du spectacle « HP BLUES »
Entrée libre sur invitation
Renseignements et réservation à partir du 30 mai 02 35 63 82 16 ou art.et.dechirure@gmail.com
Cette année encore les expositions d’arts plastiques mêleront de nouveaux artistes découverts par Joël. Des créateurs peu ou mal connus, issus de tout milieu le plus souvent étranger à toute formation artistique, hors des circuits commerciaux et indemnes des conditionnements culturels, des créateurs inspirés proches de l’art brut et des arts populaires. Nous pouvons citer Francis Marshall dont personne n’a oublié la superbe exposition que nous lui avions consacré en 1996 ce sera pour nous l’occasion de mesurer l’évolution de son travail. Cette année on peut remarquer que nombre d’artistes étrangers font leur entrée au festival, Annie Kurkdjian du Liban, Dominique Renard de Belgique, Carla Quaglia du Mexique... Comme toujours, les oeuvres seront installées à la Halle aux Toiles, à l’Hôtel de Région où seront exposées les oeuvres du CATTP de Yerres, à la Chapelle Saint Julien de Petit Quevilly où nous pourrons découvrir l’oeuvre bouleversante de Inès Lopez Sanchez Mathély et à l’Espace culturel François Mitterrand de Canteleu où seront présentées les photos de Florence Brochoire.
HALLE AUX TOILES
Pierre Amourette
Il y a 12 ans Béatrice Soulié (galeriste à Paris) m'a proposé d'exposer mon travail. J'ai accepté pour une fois, puis...il y a eu une suite. j'ai appris à utiliser la terre en
autodidacte.
En ce moment, je suis intéressé par les émaux à la cendre. Avec un copain, on a construit un four à bois qui monte à 1300° et je cuis également au gaz. Je travaille aussi sur les
inclusions d'ardoise dans la porcelaine. J'aime bien, dans les pièces que je suis amené à réaliser, proposer des histoires ambivalentes où chacun peut construire sa propre lecture. Si cela
est vrai, j'aime bien l'idée que mon travail participe de l'histoire universelle de la poterie. Pour ce faire, je me nourris des images du passé et du présent. J'espère que mon travail suscitera
chez l'observateur de l'émotion.
Angélik Barré
"Glauque", "joli", "surprenant", "bizarre", "particulier", "marrant", "surréaliste", "vulgaire", pas mal d'adjectifs ont été utilisés pour qualifier mon travail. Ils révèlent tout à fait ce que je cherche à montrer à travers mes toiles : une opposition entre un visuel "joli" et un texte "glauque". Mes toiles jouent sur les mots, font du second degré, mélangent réalisme et illustrations, utilisent la couleur tout comme le noir et blanc, se composent dans un joyeux bordel organisé où tout s'entrecroise, se superpose, s'oppose de manière à ce que chacun y fasse son interprétation. Mon processus de travail est simple : j'observe, j'écoute; le quotidien m'inspire quelques mots que je griffonne sur mon calepin et après j'improvise à même la toile. Je travaille à l'intuition, je me laisse guider par mes pinceaux au grès de mon humeur. Pour ce qui est de la technique, tout est peint et j'y tiens! Pour les visages réalistes je redessine des photos trouvées ici et là : des inconnus, des amis, la famille et si je ne trouve pas l'expression ou l'angle qui me convient je prends mon miroir et fait mes grimaces..., pour les illustrations, pas de modèles, juste un miroir pour les expressions et quelques mise en situation pour les postures. Autant vous dire que mes toiles sont très personnelles, vous y rencontrerez ma grand- mère, mon neveu, le fils d'une amie, moi... et vous y lirez une partie de mon quotidien. Mais ne vous attendez pas lire en moi comme dans une toile accrochée; l'ambiguïté, les différents niveaux de lecture et les sous-entendus restent mes maîtres-mots. Petite mes crayons ont été mon moyen d'expression favori pour me faire comprendre, pour me défouler, pour évacuer, devenue adulte rien n’a changé.
AngéliK Barré
172 rue des 7 mares
27160 sainte marguerite de l'autel
arimage
L’association arimage organise avec le soutien du Centre Hospitalier Sud Francilien des manifestations à partir du travail réalisé dans des ateliers de pratique artistique conduits par des artistes au sein de deux secteurs de psychiatrie à Corbeil-Essonnes et Vigneux-sur Seine. arimage* fêtera cette année à la fois les 20 ans de sa création et aussi de sa première participation au festival Art et Déchirure en 1992. Les productions présentées sont issues de deux ateliers de peinture.
Le premier atelier est animé par Sabine Stellittano à la Maison des Jeunes et de la Culture Fernand-Léger à Corbeil-Essonnes et présente un travail autour du thème du portrait : Si le tableau est l’objectif à atteindre, comme pour le randonneur l’est le sommet de la montagne, c'est bien la marche, la « démarche », les choix, les poses qui nous conduisent au « belvédère ». Cette randonnée picturale se passe dans un atelier partagé dans la convivialité, une promenade ensemble, les tableaux ont donc aussi une histoire commune. Voilà pourquoi ils sont exposés les uns près des autres, dans un échange silencieux.
Le second atelier est animé par Vonie Blauwart au CATTP de Vigneux-sur-Seine et travaille lui sur le thème de la nature : Images rapportées de stages, de sorties en forêt, de moments volés en balade ou simplement du jardin entourant l'atelier. Chaque élève initié à différentes techniques choisit celle où il se sent le mieux à l'aise et le format adapté à sa vision, rien n'est imposé, la liberté surtout ! Vonie Blauwart a poussé ses élèves vers une expression instinctive, rapide, nerveuse, ne pas se perdre dans les détails, viser l'essentiel. Il s’agit d’un faire ensemble où soignants et soignés partagent une même expérience avec ses pointes de butée, ses moments d’humour et ses traversées heureuses. Belle surprise quand les personnalités émergent et se précisent enfin.
ART MANIAK
Les techniques Changent, et on peut parler de la peinture en faisant une sorte d’histoire des techniques de la peinture. Mais ce qui fait la peinture et qui est toujours la même chose, le sujet de la peinture, ça, on ne peut pas l’expliquer, cela me semble impossible.
Francis Bacon.
Entretiens avec Michel Archimbaud.
Alain
"En venant au Chantier (atelier d'arts plastiques du Centre Hospitalier du Rouvray), je trouve du réconfort auprès des gens que je côtoie.
Le fait de peindre, de rencontrer des personnes ayant la même passion que moi, m'aide à surmonter ma maladie.
Quand je peins, j'extériorise la souffrance que je ressens. Mes aquarelles sont des portraits d'amis, autoportraits, montrant des expressions différentes de joie,
de tristesse, ... ".
François Bidaud
L’homme qui soude accorde les éléments. Par ce geste, celui-là relie l’humanité car toute soudure est un acte de générosité pour rassembler les débris et les richesses du monde. Unir les formes à jamais équivaut à hurler contre la solitude et les vaines prétentions individuelles. Quand François Bidaud soude, il sait que par ce geste il réalise la métaphore de l’acte social d’excellence. Si la complexité de ses assemblages prouve la difficulté d’un tel sacerdoce, la couleur en dissipe l’effort car la pudeur l’oblige.
C’est bien que l’on rit et que l’on s’amuse de cet univers charmant avec ces valses d’enfants et ces corps enlacés, mais il fit aussi Gaza et ses danses macabres car l’art est le livre où s’écrit l’entier du monde. L’alentour où l’on essaie de se mouvoir parcourt mille traverses, soyons-lui en gré de ne pas l’oublier… Et de ne pas nous en asséner que les torrents de pleurs.
Carla Quaglia
Situé à San Cristobal de Las Casas au cœur de Los Altos du Chiapas au Mexique, l’atelier « Obras de Sobras » vous propose de partager une autre vision du recyclage des ordures.
Parce que les ordures ne disparaissent pas par enchantement et encore moins dans notre Etat du Chiapas, en tant que citoyens du monde nous avons le devoir de le protéger. Prendre conscience et faire prendre conscience aux autres que le recyclage n’est pas une mode mais une nécessité : voici l’objectif de Obras de Sobras.
Découvrez avec Carla en plein centre-ville de San Cristobal ou au sein même des communautés indiennes avec qui elle travaille en permanence comment faire de nos ordures des créations originales et UTILES !
Véronique Leprévost
"Ma démarche artistique met en scène la Femme : sa beauté, ses désirs, ses mystères, ses fantasmes... La Femme et son univers, un regard subjectif sur sa réalité intérieure, ses forces et ses faiblesses, sur ce qui l’habite et la sublime. Une femme parmi les autres, d'un certain point de vue son universalité. "C'est ici la case sacrée où cette fille très parée, tranquille et toujours préparée" de Charles Beaudelaire Les Fleurs du Mal.
Christelle Marais
J'ai laissé mes baigneuses, inconscientes et légères se rouler dans les vagues au pied de la falaise, et se livrer, avec le plus grand sérieux, à leurs dérisoires jeux de plage.
Maillot mouillé au fond du sac, coup de soleil sur le nez, et paupières encore rougies de sel, j'ai remonté lentement le chemin vers le village.
Et, comme pour parer d'avance au regret des vacances , j'ai poussé la porte du bazar de la plage.
Là, dans la lumière poussiéreuse et dorée de la fin août, j'ai découvert un fabuleux fourbi : coquillages et crustacés, sirènes et matelots, petites saintes maritimes destinées à garder les marins du naufrage, boîtes à trésor, mouettes empaillées, nageuses en maillots rayés, cabines de plage en éponge...
Tous, objets émouvants dans leur vaine mais jolie tentative de mettre en boîte l'écume et le varech, le cri des mouettes et l'odeur de l'iode, les terribles légendes et les merveilleux souvenirs.
Et pour moi, l'illusion de rendre plus doux le retour, en glissant au fond des valises, ces éclats ternis de mer et d'enfance.
Claire Léze Schmite
Mes sculptures ont pris naissance lors de mes promenades en forêt,celles automnales et flamboyantes, lorsque l'été se meurt. Morceaux de bois offerts sur les bords des chemins. Puis, dans l'âpreté des journées hivernales, lorsque les branches décharnées, offrent leur nudité à la main tendue. Au bord de la mer également, lorsque le bois, après un long voyage vient se poser sous mes pas ensablés. La ville m'a également offert ses cadeaux abandonnés, boîtes en métal livrés à la pluie, patinées, polies, fils de fer déposés en bouquets incongrus,tôle émouvante,morceaux de caoutchouc endormis au creux d'un pneu inutile . Tous ces matériaux inanimés ne demandent qu'à reprendre vie, et dans la passion de mon atelier, je me laisse emporter par leur douce présence . Mes mains trouvent le chemin vers mes thèmes de prédilection, le corps dans toutes ses expressions: abandon, volupté, douceur, féminité. Le couple, dans ses étreintes amoureuses, parfois douloureuses. Mes sculptures reflètent ce que je capte de la vie, bonheurs et tourments. Intensité d'une pause, insouciance du pli d'une robe haute-couture, concentration du lecteur attentif...Ces postures volées aux mille petits instants de l'existence nourrissent mon travail. Il est la rencontre entre mon propre regard sur le monde et ce que j'ai de plus secret, mes émotions.
Fabien Chevrier
« Les portraits de Fabien Chevrier nous regardent avec une insistance et une intensité telles, qu’il n’en faudrait guère davantage, pour que nous baissions les yeux. Ces visages flottent dans l’ombre, parce qu’ils sont issus de notre fond d’obscurité ».
J'expose depuis 2003 régulièrement, je mène en parallèle un travail d'écriture sur mon site, ainsi que des performances expérimentales mêlant son et peinture....La performance artistique est devenue depuis quelques années une respiration essentielle à ma pratique artistique, c’est une voie qui s’est ouverte à moi , une sorte de tentative de récupération d’une liberté primitive présente en chacun de nous, elle se nourrie des expériences du Buto japonais où se mêlent l’imagerie grotesque, les sujets tabous, les environnements absurdes et extrêmes. La performance en ce sens s’approche des vieilles transes chamaniques ; c’est une sorte de pont ou d’état limite entre l’environnement social et moi-même. A cet endroit la peinture devient une mise en danger du corps tant l’énergie et la violence se concentrent en un même moment. L’expérience de la performance vise à rendre mon esprit le plus fort possible. Mes idées et mes sens tous les jours bâillonnés par le lien social qui les conditionne , sont des brigands qui ont dérobé mon esprit originel. La performance entend récupérer mon état initial…..L'immense chance de ma vie a été de rencontrer la peinture, qui ne me quitte jamais, c'est mon unique obsession, elle hante ma vie comme le font les vieux fantômes qui hantent nos mémoires....
Fabien Chevrier réalisera une performance le samedi 2 juin de 15h à 17h devant la Halle aux Toiles
Florence Gratien
Des souvenirs d'enfant affolé " mon Dieu faites que papa ne rentre pas", d'adolescente énamourée "mon Dieu faites que CE garçon me regarde", de parent excédé "mon Dieu faites qu'il ait son Bac", les VOEUX PIEUX sont ceux qui nous faisaient croire qu'en faisant semblant de fouiller dans notre cartable le prof nous oublierait et interrogerait plutôt notre voisin ou qu'en croquant des mentos notre mère ne sentirait pas qu'on avait fumé..Voeux pieux universels, religieux, naïfs, égoïstes, politiques, thérapeutiques, voeux de bazar, voeux des pauvres, voeux des vivants pour les morts et SAINTS PATRONS, papas et mamans géants et tout puissants qui nous protègent et nous guérissent, chamanes de Normandie ou de Bretagne, je suis assise et je regarde, je dessine le visible et l'invisible.
Florence Gratien
Francis Marshall
LE PAVILLON DES ORPHELINES
Jusqu’en 1989, il y eut beaucoup de bourrages, dont les Aventures de Mauricette, conservées religieusement à la Fabuloserie Bourbonnais, puis lapeinture est arrivée confidentiellement, enfermée dans des placards. Et puis les placards se sont entrouverts pour mieux montrer les peintures. D’abord des paysages, sur des morceaux de contreplaqué peints avec les peintures de chez Leroy Merlin et fortement encadrés avec des textes et des titres. Quelques personnages sont venus animer le paysage (L’enfant à la jupe écossaise à l’air triste, Le monsieur bien coiffé à l’air sévère). Ils jouent, comme au cinéma, des images de films jamais tournés : Collège du Rosaire, Les jours heureux, Le pavillon des orphelines…
2010. Le temps était venu de tout rassembler. Après l’entrée ouest, voici la porte sud du Château de la solitude. Elle est composée de plusieurs morceaux d’époques différentes (comme dans tous les chateaux). Des bourrages, très usés par le temps et les intempéries, se mêlent à des peintures fraichement peintes, pendant qu’une voix ferrée s’enfonce dans l’obscurité. Un peu plus loin, on découvrira le Pavillon des orphelines « princesse Eudoxie », avec son directeur et son unique pensionnaire à la beauté du diable.
Chong Ran Park
Minimania
Petit jardin
Petit oiseau
Petite maison
Petit chat
Petit crayon
Petit pinceau
Petite table
Petite chaussure
Petit objet
Petit papier
Petit bol
Petit tableau
Je suis minimaniaque.
Jean Michel Chesné
Né à Paris en 1959, Jean-Michel Chesné dessine et peint depuis bientôt 30 ans ; c'est en effet au début des années 80 qu’il se passionne pour l’art mais sa visite au Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives en 1992 sera un véritable choc qui orientera définitivement son goût vers l’Art Brut et aura une incidence radicale sur son travail à tel point qu’en 1997, il entame la construction d’une grotte-chapelle recouverte de mosaïques au fond de son jardin qui fait régulièrement l’objet d’articles dans la presse.
C’est un autodidacte à la recherche de techniques nouvelles et de matières au service de créations de tout ordre. Il fonctionne par séries afin d’exploiter au maximum ses nouvelles idées et passer ensuite à autre chose. C’est ainsi que l’on peut voir dans l’ensemble de son œuvre des dessins anthropomorphes à l’encre ou à la craie, des fantaisies colorées aux crayons de couleur, mais aussi des têtes en céramique ou des sculptures en plastique fondu. Un grand écart entre les thèmes et les techniques qu’il assume pleinement tout en conservant un style très personnel. Son principal moteur étant l’imaginaire, cet artiste ne peut se cantonner au cadre restreint de la toile ou de la feuille de papier.
Récemment, son travail a pris une tournure particulière. Il s’agit de dessins qu’il appelle lui-même «dentelles» à l’encre blanche, où l’on retrouve des animaux ou des êtres hybrides issus d'un imaginaire fantastique ; Des silhouettes d’où émane une vibration, une tension dynamique entre le noir et le blanc ; le contour très découpé, sinueux en même temps, montre des personnages parfois en mouvement, évoquant la gestuelle du danseur ; l’intérieur organique ne contrariant pas la grâce de l'ensemble. On y retrouve également des constructions totémiques complexes alliant le païen et le sacré.
Un peuple fantasmagorique, créatures inquiétantes et séduisantes à la fois, émergeant du plus profond de lui-même, dans cet état particulier entre concentration et rêverie. Les dessins de Jean-Michel Chesné peuvent rappeler certaines peintures tribales de l’Inde par leur technique, mais aussi les génies de la mythologie japonaise ou chinoise, même s'ils sont en fin de compte, irréductibles à toute référence, sauf celle, intime, de l'artiste.
Impliqué et actif dans le monde de l’art Brut, on peut également retrouver ses textes dans les revues consacrées à cette forme d’art (Raw vision, Création franche, Zon’Art etc.).
Collaboration à la revue Gazogène depuis 10 ans.
Témoignage dans le catalogue de l’exposition Chomo - Halle Saint-Pierre 2010
Annie Kurkdjian
Ma peinture est figurative et axee essentiellement sur le personnage humain. J'utilise l'acrylique et le pastel et mon support c'est la toile ou le carton.
Je peins des hommes et des femmes ,dans des situations penibles ,faisant face a des mechantes surprises et luttant pour pouvoir s'adapter a des conditions inadaptables.
Ce sont des creatures qui veulent se depasser, qui cherchent le salut, mais qui sont bloquees chacune dans son piege.
Alors, dans ce prison etroit, on tatonne pour trouver l'issu. On tatonne son propre corps, ou le corps de l'autre, qui peut etre un humain , un animal ou une chose. On explore par le bout du doigt, une plaie, une dechirure, et c'est deja le debut d'une identite , une ouverture vers la delivrance.
Mais parfois cette quete vers l'absolu echoue et le chemin s'aliene; le monstrueux se dessine avec son visage bizarre et terrifiant.
Les personnages que je peins ont un caractere enfantin; ils sont immatures , boulimiques, obeses et fragiles. Les extremites des membres sont souvent minuscules relativement au reste du corps qui est parfois immense.
Cela rend l'equilibre fragile et cree devant le personnage une necessite de s'assoir, de se coucher, de voler, de nager ou de grimper sur le dos de quelqu'un de plus solide.
J'aime utiliser la peinture d'une maniere lisse et j'aime les grandes surfaces vides dans une toile, comme Bacon. J'ai tendance a elaborer les lignes pour les rendre nettes et precises.Pour moi, une surface extremement calme et silencieuse est le meilleur miroir pour refleter le terriblement ambigu qui reside dans les profondeurs .
GEM 76
Le Groupe d’Entraide Mutuelle ARC EN GEM 76 (Association loi 1901) est un lieu d’accueil ouvert tous les jours aux personnes en souffrance psychique. Le GEM développe l’entraide et la solidarité entre les adhérents en s’appuyant sur les loisirs. Son atelier Arts Plastiques, animé par Pascal Carrier, fonctionne depuis avril 2008. Il s’appuie sur la convivialité et l’entraide pour permettre à chacun de s’exprimer en fonction de ses envies et de ses choix esthétiques. Ainsi, en 2011, le groupe constitué fait le choix de s’orienter sur le dessin plus précisément sur un travail autour de la BD. Le groupe est très hétérogène puisque certaines personnes sont novices alors que d’autres sont plus expérimentées. La pédagogie de cet atelier hebdomadaire est de valoriser chacun afin qu’il soit fier de ses progrès et de ses travaux. Dans cette optique, l’approche des techniques artistiques se fait au travers du ludique : jeux avec les lumières, les couleurs, les matières… Ainsi chacun peut évoluer, expérimenter et trouver sa voie…
Sandrine Lepelletier
Levi-Strauss nous raconte que chez les Yurukarés, une peuplade qui vivait aux pieds des Andes, les femmes –seules autorisées à faire de la poterie- travaillaient à l’abri des regards sous une hutte, dans un complet silence, « convaincues que si elle disait un seul mot leurs pots se fendraient à la cuisson. »
Sandrine Lepelletier, elle, vit à Rouen en 2012, et non pas il y a trois siècles dans la forêt vierge. Mais, on l’imagine volontiers dans le silence de son atelier, retrouver la solennité des femmes Yurukarés travaillant l’argile. Aujourd’hui encore donner forme et visages à des créatures, fixer leur âme dans le feu de la cuisson, sont des opérations magiques qui en appellent aux 4 éléments : terre, feu, eau et air. Un contact direct avec la nature –spécialement à travers la technique du « raku » qu’utilise Sandrine- qui télescope les époques et les continents et rejoue à chaque fois le geste du démiurge fabriquant ses créatures.
Intensité de l’expression, clarté de la structure, simplicité de la technique : les œuvres de Sandrine sont des créatures : les yeux et les bouches percent des visages et ameutent le cirque des affects : la surprise, l’angoisse, la colère, les cris… Toute une violence qui s’exprime, immédiatement contenue et neutralisée par le tronc de terre qui soutient l’ensemble. Bref des œuvres qui s’approprient les souffrances humaines. La céramique, art-thérapie ? Bien sûr, car on reprend des forces dans ce rapport direct à la fabrication, à la terre ; mais passées par l’épreuve du feu, les créatures s’animent, s’émancipent et entreprennent, selon la formule d’Artaud, de « guérir la vie ».
Guillaume Goujet
Lili Tonnemans
REVOLUTION
Que ce mot est plein de sens,dans ce cas précis.La dictature d'un seul homme contre son propre peuple,
et l'horreur la plus insupportable à voir et à subir.Je sens en moi comme un devoir d'humanité envers cette
souffrance inutile et injuste . Toutes les hommes du monde devraient ce soulever contre cette minorité de
primate.Qui pense que la terre et son peuple ne sont que des pions? La liberté devrait être notre culture.
Ce que je peints c'est leurs victoires dans leurs souffrance." La terre à ses failles,mais je ne tomberai pas dedans."
Marc Defolny
J’ai commencé à peindre il y a trente ans .Suite à des périodes sans emploi, connaissant des relations aux Beaux-Arts de Rouen, bon sujet en art plastique durant ma scolarité je me suis intéressé de plus prêt à la peinture. La Grèce classique, Renaissance Française et Italienne, les Flamands, les peintres Anglais et Allemands du 19 ème, l’art contemporain. Participation aux cours du soir de l’Aître Saint Maclou avec Monsieur de Montauban Chapuis professeur, école de dessin.
Marie Françoise Valois
Poupées silencieuses est une série de tableaux dont la finalité est l'expression des blessures de l'enfance de Marie,Françoise Valois.
L'hypocrisie des tabous d'une société du silence, la culpabilisation du péché transmise par une éducation religieuse stricte la maintenait dans un carcan . Face aux évènements
qu'elle vécut, il ne pouvait se produire en elle qu'une déchirure, écartelée qu'elle était entre son besoin de vérité et ce silence imposé. Dans ses tableaux elle utilise des poupées
anciennes bléssées par le temps et des objets du passé témoins de la vie quotidienne ou chargés de symbole . La mort souvent présente , nous rappelle que si tout est vanité, ces blessures de
l'enfance nous accompagnent toute notre vie .
RG Paris 211
Mario Chichorro
Mario Chichorro serait plutôt un conteur dont les anagrammes,contrepéteries et autres calembours purement visuels s'enchaînent, formant un discours de mots-images presque toujours bifrons, qui s'entassent et s'interpénètrent, en toute ambivalence, pour exprimer le flot d'une pensée quasi inépuisable. C'est aussi un contestataire. Artiste roman égaré en ce siècle, un peu comme Brassens avait un pied dans le Moyen Age, il appartient à la famille de ceux que l'on aimerait appeler des "médiévaux contemporains" ...
Laurent Danchin
Martine Mangard
L'art de bien hériter. Dans l'armoire du grenier,chez mes grands-parents,dormaient ce que je croyais être des trésors: chapeaux et vêtements de cérémonie précieusement pliés,corsets rose-bonbon,bribes de dentelle,menus objets cassés,bimbeloterie et breloques de fond de tiroir..un vrai ravissement!je déballais en secret ces choses oubliées et les désirais de toute mon âme d'enfant sage.Par la suite ,d'autres qui ne virent pas là un trésor, jetèrent l'ensemble aux ordures.Clic-clac et voilà bon débarras!Qu'à cela ne tienne!à présent je m'invente à mon aise un héritage;je recrée,dans l'esprit d'un cabinet de curiosités,des objets ayant appartenu à des familles fictives et rocambolesques:épingles à chapeau pour de jolies tantes cruelles,bague à mécanisme d'un vieux dandy,trophées bidons et autres étrangetés.Et parallèlement je continue à mettre en scène d'autres histoires dans des écrins-boites.
Martine Serrano
Martine Serrano est née en Afrique du nord de père espagnol et de mère lorraine. Son enfance dans les paysages africains a été bercée de mythologie, de contes, de légendes . Après des
études scientifiques et la construction d'un voilier en acier avec son compagnon, elle part pour le Brésil. De retour en France, la sculpture s’impose comme moyen d'expression.
Alliant le sensuel au spirituel, elle invite chacun à se retrouver dans son univers intérieur car comme l'a dit Montaigne "quand je vous parle de moi, je vous parle de vous" . A partir de
matériaux récoltés en bord de mer, par assemblage et modelage, elle crée des sculptures et des masques , indépendamment des normes, des règles et des modes elle est à la recherche d’une
expression poétique
Afin de m’affranchir du langage. Et par le biais de différentes cosmogonies (chrétienne, brésilienne, grecque) ou de récit mythologiques ( don quichotte), parler du monde d’aujourd’hui,
créer des liens avec les différentes civilisations.
Michel Gouteux
Un jour de pluie, en vacances, il y a maintenant plus de 35 ans, je suis entré par hasard dans un musée d’art naïf. L’émotion m’a submergé. Depuis je peins sans rien avoir appris.
Il faut dire qu’à l’époque l’art naïf ne s’était pas encore transformé pour des raisons commerciales en art niais. Les artistes exposés avaient tous mis leur cœur à nu. Moi, j’ai plutôt tendance à dévoiler ma part d’ombre, histoire sans doute, de tenter de l’apprivoiser à travers ma peinture. Et que ceux qui n’ont pas cette part d’ombre en eux lèvent le bras pour me jeter la première pierre.
Les soi-disant naïfs me jugent un peu trop pervers, les autres peintres méprisent le plus souvent les naïfs. Je n’ai de place nulle part, ce qui m’empêche de stationner. Et si mes tableaux ne sont pas à vendre, c’est que cela m’évite de m’interroger sur leur valeur et par voie de conséquence sur la mienne. Pour un dilettante narcissique c’est mieux !
Micheline Jacques
Micheline JACQUES, née à Gand (1933). Créatrice d'une oeuvre importante et variée de sculptures textiles (tissu de nylon, teint, noué, cousu, monté sur support de mousse) et
dessins. Nombreuses expositions personnelles (Bruxelles, Genève, Dijon, Beaune, Rouen,etc..) Suivant le principe de la "série" qui est une des caractéristiques de mon travail,
cette oeuvre est composées de 15 personnages assis, formant un tout. Evoquant des civilisations anciennes, disparues, ou imaginaires, l'ensemble joue sur différentes gammes de
couleurs, d'attitudes, decoiffures et de costumes. Les sièges aux allures d'apparat sont des trônes aux dossiers travaillés. Chacun des personnages se veut imprégné d'un grand pouvoir
de méditation : savoir ou sagesse. C'est pourquoi je les ai nommés "LES SAGES".
Suivant la technique que j'ai développée dans l'ensemble de mon travail artistique, il s'agit de sculptures textiles : voiles et tissus de nylon teints par moi- même, cousus
et fixés sur une ossature en mousse.
Nicole Baillehache
Corps tatoués
je travaille le modelage, la céramique, le raku, le raku/photo depuis une trentaine d'années, à Rouen, exposant régulièrement dans la région (Ces dernières années: avec Art des Rives, La Linerie, Expo 8 mars/8 femmes à la Région, à la mairie de Rouen, L'écho du Robec, expo d'atelier...)
Des thèmes récurant s'installent dans mon travail , je puise mes inspirations à travers mes voyages géographiques et intérieurs … Le sable, les empreintes, l'estampage, les écritures imaginaires, les personnages silencieux, femmes de terre, enfants accroupis... de ces éléments, mon univers, petit à petit s' organise et s'enracine ....
Des lieux, plus que d'autres inspirent... Un récent voyage aux iles Marquises et ce superbe tableau de Gauguin « Te faaturuma » vu à Londres... Clin d'œil à Tehura , cette jeune polynésienne de 13 ans que Gauguin pris pour femme … (?)
Mon personnage de terre s'inspire de cette jeune fille... Les tatouages s'imposent alors sur son corps... Aux Marquises, ces dessins, ces graphisme surgissent de si loin ...ils sont identitaires , provocateurs, ceux qui les portent fiers de leurs origines, de leur histoire si lointaine, à la fois oubliée et à fleur de peau....
Sophie Degano
Mon inspiration est humaine, existentielle. Je fouille dans les couches et sous couches archaïques et primitives de l’être. Le corps est réceptacle des émotions. Des mémoires ancestrales, des liens se forment qui l’enchaînent, le pétrifient, le modifient, l’abîment. Il devient alors muraille, éponge, bloc imprenable, malade. Dans chacuns de ses recoins de peau, de muscles, on prend soin d’enterrer ces émotions, ces souvenirs, ces hantises. De là, je creuse à travers ma peinture et mes dessins, pour faire ressurgir les stigmates, les peurs, les états d’âme. Les mettre à nu pour s’en libérer et extraire les bleus de l’âme. Le thème de la femme en crucifixion est un sujet très présent dans ma peinture. La femme y symbolise la vie, elle donne la vie. La croix est symbole des différents chemins de vie. La crucifixion symbolise les liens, les attachements. La femme est renaissance ou au contraire avilissement de nos propres attachements. La femme est alors l’image universelle, qui représente l’homme face à son destin tragique.
OXO YUTZ

CRAS !
Où il est question des « Frères Humains » de F.Villon, quand les vivants et les morts pédalent dans un ciel de fin du monde.
Où l’on pourrait évoquer la crudité insupportable des corps dépiautés, échos désespérés du Charnier des Innocents.
Où la pluie délave, où le soleil dessèche les corps et les noircit, où pies et corbeaux cavent les yeux des suppliciés et nous jettent à la Figure Pitié et Absolution.
Cras ! Cras ! Demain ! Demain ! Le Corbaque- annonciateur, l’anthracite-emplumé aux ailes de plomb, l’avertisseur planant sur la pourriture en klaksonnant ses stridences étranglées.
Où il est dit qu’il faut pourtant vivre ici et nulle part ailleurs.
Où le peintre, pour qui la « viande n’est pas une chair morte » et pour qui « les boucheries sont comme des églises », se déguise en sale type et se dévoue pour tous les sales types que nous sommes.
Où la peinture tord les ciels et magnifie les sacrifices, exalte les supplices, balafre les paysages et, sur la voix sépia de Billie Holliday , putréfie d’ étranges fruits d’arbres bodybuildés.
Ici et nulle part ailleurs, des corps se balancent comme un reproche dans l’air lourd de sang soufré, vers le bas, vers la terre et le ruisseau, à la fois humaine et animale condition, comme condamnées à la lourdeur.
IZIAK
La roue des âmes humaines et animales dans le chaos du monde...
Depuis toujours des images d’enfances, de soi ou d’ailleurs, des images de vies, des émotions …
Se glisser dans le fil du temps, ce grand manège qui tourne et vous emmène , comme un drôle de voyage….
Dans ce long parcours de vie, de création, les sources se découvrent, s’infiltrent, s’imposent, jaillissent, intarissables.
Au travers des lectures, des rencontres, des hasards, des replis sur soi, des abîmes intérieurs, dans un langage universel, raconter son histoire au milieu des autres, garder une
trace.
Petit maillon humain d’une chaîne intemporelle, donner du sens à sa propre existence et en entrevoir la finitude dans un clin d’oeil au monde.
Dominique Renard
Drôles de personnages :grandeur nature sculptés avec différents plastic de récupération ,mousse, tuyaux d'isolation, vieux habits...
drôles de têtes, drôles de gens :peintures ,huile, crayons gras, encre, aquarelle.
Je m'inspire de notre condition humaine, je mets en scène l’être humain dans ses aspects étonnants ou étranges.
Je triture, détourne la matière oubliée, par mon univers je ne vous parle pas du désespoir, ni du bonheur tout simple, j’interroge les blessures de la vie...
J'espère que nous poursuivrons nos rêves sourdement conscients du privilège de l'échange. MERCI...
Fabrice Fossé
Fabrice Fossé ne tient pas compte de la réalité qui l’entoure, où tout est illusions, se servant de son esprit surréaliste qui lui ouvre les portes de la fantaisie et de l’imagination. Dans ce monde coloré aux accents psychédéliques de cartons virevoltent comme des enfants terribles.
Silvère Duguet
Silvère a toujours eu un sens esthétique développé dès son plus jeune âge, même pour ses goûts vestimentaires très affirmés...Il a toujours dessiné petit, et cela a continué, refusant d'apprendre à dessiner traditionnellement (avec des méthodes ou modèles) : c'est un autodidacte résolu. Après son accident de vie a l'apparition de sa maladie à l'adolescence -, il a toujours exprimé en écrivant des textes et en dessinant, deux modes d'expression qui lui permettent « d'extérioriser » son mal être, sa souffrance, ses obsessions et ses manques (alcool et autres substances, amour, femmes...).D'ailleurs, quand il signe ses œuvres, soit il met son nom, soit rien du tout, soit il signe P.Q. Pourquoi P.Q ? Sa réponse est invariable : « parce que j'en ai ch... ! »Il n'y a rien à ajouter, tout est dit. Il est à souhaiter que son talent lui permette d'avoir une vie meilleure, des amis et le sorte de sa solitude.
Nicolas Cardon
Artiste plasticien, c'est la sculpture qui constitue ma technique principale.
Et ce sont les thèmes de l'humain, de l'animal, mais aussi du vieillissement, de la métamorphose et des hybrides qui me préoccupent depuis toujours. La matière première de mes créations, ce sont les matériaux de récupération que je récolte le long du littoral normand : bois flottés, métal, déchets plastiques, etc. Ils sont ensuite fixés sur différents supports tels que des poupées, des mannequins, ou encore des pièces de taxidermie chinées en vide-greniers. D'inspiration et d'apparence souvent fantastiques, mes petites créatures témoignent de la difficulté qu'il y a d'être humain - ou animal - de nos jours. Elles sont déglinguées, malmenées, mais ne sont en aucun cas des monstres...ou alors si peu. Ce qui est certain, c'est qu'elles font partie intégrante de mon univers et que, année après année, je continue à les mettre au monde et à les livrer en pâture aux regards sans plus trop me poser de questions. C'est ainsi, je suis le père d'une famille nombreuse, peut-être pas très belle à regarder mais, je l'espère, pleine d'humanité.
URAS
L'atelier dessin de l’URAS a pour but de susciter auprès des résidents un intérêt à l'exécution d'un travail personnel, et de réveiller des émotions qui valorisent l'égo.
Créer une œuvre et la montrer, c'est un risque qu'il faut oser prendre. S'exprimer à travers la peinture, c'est reprendre tout doucement confiance en soi.
Nous avons décidé de vous présenter des travaux sur le cirque, thème qu'ils ont beaucoup apprécié.
C'est un sujet porteur de joie, d'insouciance et de rire dans lesquels le burlesque côtoie la poésie.
L'atelier, grâce à la peinture donne dignité et reconnaissance à ses hommes qui vivent dans l'ombre et que la vie n'a pas épargné.
CHAPELLE S AINT JULIEN
Ines Lopez Sanchez Mathély
Défendre des valeurs humaines par le média des Arts Plastiques- Exprimer les Maux de l’Humanité Solliciter les spectateurs de façon à déclencher chez eux un questionnement-Transmettre un héritage de mémoire-Inscrire ces sculptures dans un évènement public-Ces œuvres plastiques à taille humaine, qui seront installées en masse dans une mise en espace ont été conçues avec des métaux soudés auxquels se sont rajoutées différentes techniques, destinées à donner l’aspect du métal rouillé et rongé permettant d’évoquer l’usure du temps et la souffrance endurée par les êtres humains .Les portraits représentent des entités imaginaires de différents horizons. Ils ont été réalisés sur un support de papier bulle.La transparence de ce matériau évoque le côté éphémère et fantomatique d’êtres disparus, ainsi que l’oxygène.L’oxygène évoqué par les bulles et l’asphyxie qui résultent du plastique que je fais fondre volontairement donne l’impression d’une marcescence. La marcescence, signifie l’état des feuilles sur les arbres qui évolue, change, en s’agrippant à l’arbre sans en tomber : les feuilles sont toujours là ; les peuples persécutés sont toujours là ; les Hommes défendant leurs idées sont toujours là, l’instinct de survie est fort.Pour peindre ces visages, j’utilise des pigments, reliés à la terre, et qui contribuent à la dramatisation du sujet parce qu’ils expriment la crémation, la poussière, les restes humains.
Hôtel de Région Haute Normandie
Anne Duval
Initié par Patricia Henin, infirmière et par le sculpteur Anne Deval il y a une dizaine d’années, l’atelier terre de l’association Val d’Yerres horizon s’est au fil du temps dirigé vers des productions collectives de grandes voire de très grande ampleur. Mettant à leur disposition, dès le départ, une très grosse argile réfractaire qui permet la mise en œuvre de grandes pièces,la même que j’utilise pour mes sculptures nous avons pu encourager ,les patients à se lancer dans des pièces importantes cette argile étant non gélive il est aisé de faire des grands pots pour l’extérieur,c’est ainsi qu’a commencé une production décorative pour le CATTP ,première approche d’un travail collectif .Comme sculpteur j’ai j’habitude de faire des grandes pièces (200cm en moyenne) en terre par éléments qui s’emboîtent et il m’était naturel d’encourager et d’entrainer l’équipe dans cette voie, Nous nous sommes rendu compte que le travail collectif donnait à chacun une grande liberté d’expression et une plus grande aisance vis-à-vis des questions techniques, comme si abandonnée au groupe la créativité de chacun pouvait se laisser aller sans arrière pensée. Au fil des années un nombre important de patients s’est intégré à l’atelier et les totems gardent ainsi la trace de chacun. Nous avons créé une douzaine de grands totems de 180 à 250 cm de haut qui sont mis en place devant le CATTP de Yerres. Les thèmes en sont donnés à l’avance : plantes ; têtes, animaux etc., la forme générale aussi : carrée, ronde, pyramidale et pour le reste on improvise, la réalisation de chaque totem prend à peu près 2 mois, ils sont cuit dans mon atelier.
Espace Culturel François Mitterrand (Canteleu)
Florence Brochoire
Être singuliers
une exposition de Florence Brochoire / signatures
Regards croisés sur l’univers quotidien des patients
et des soignants de plusieurs structures psychiatriques
Le projet photographique de Florence Brochoire, «Etre singuliers» est axé autour de l’univers des patients mais aussi des soignants de trois structures psychiatriques de l’Eure qui participent au dispositif « Culture à l’hôpital ». Deux d’entre elles sont ouvertes et la troisième est une unité fermée au sein du Centre hospitalier spécialisé d’Evreux. Les équipes et les malades de ces établissements ont accepté de
participer à un jeu de miroirs sur le thème de l’identité et de l’individualité. Ils ont été photographiés indifféremment, sans que leur statut de patient ou de soignant ne soit spécifié, sous la forme d’un quadriptyque : un portrait en studio, un lieu, un objet et un moment ou un geste important. Ces prises de vues multiples invitent à découvrir plusieurs visages : celui de la représentation, celui des moments de vie quotidienne et celui de l’intime...
À ces portraits s’est ajouté un reportage, réalisé dans l’unité 2C de Navarre, un complément indispensable pour comprendre l’enfermement, le temps qui passe lentement et la tension palpable.
Tout au long de son travail, Florence Brochoire a aussi enregistré des sons, des voix et des ambiances, toujours dans une dimension documentaire afin de mieux rendre compte de cet univers si particulier.
« Tu sais aujourd’hui c’est moi à cette place, mais demain ça pourrait être toi. », une patiente au CATTP de Verneuil. La frontière entre ceux que nous nommons communément « sains d’esprit » et « malades » est si mince qu’il est possible de la franchir à tout moment. C’est cette même frontière qui disparaît le temps du travail photographique. Parce que chacun s’y dévoile de la même manière, il n’y a plus des soignants d’un côté et des malades de l’autre mais des êtres dans leur quotidien, avec leurs «gris-gris», leurs moments forts et leurs fragilités. Tout le monde y est photographié de la même façon, parfois dans les mêmes poses. Une forme commune qui jette volontairement le trouble.
Une immersion de six mois a été indispensable pour mener à bien ce projet. Florence Brochoire a identifié ce qui lui semblait incontournable de photographier au cours d’échanges et d’entretiens individuels, pour parler de chaque personne portaiturée.
L’exposition présentée à Canteleu est composée de 32 photographies.
Mes coordonnées :
Florence Brochoire
6 Rue Mélingue
75 019 Paris
06 10 07 73 11 / fbrochoire@hotmail.com / http://www.florencebrochoire.com
POUR RESERVER VOS SPECTACLES
Les tarifs des spectacles sont les suivants : 14€ plein tarif et 10€ tarif réduit pour les spectacles de la Chapelle Saint Louis ainsi que pour le spectacle "Gilles" si la réservation a été effectuée auprès du festival (sinon c'est le tarif de la Scène nationale qui est appliqué)
Entrée libre pour "Cérémonie fastueuse dans un souterrain" à l'Atelier 231
Pour "Petit Pierre" les prix de places sont ceux appliqués par l'Espace culturel de Canteleu
Si vous avez réservé vos places auprès du festival Art et Déchirure vous pourrez les retirer à l'accueil du festival à la Halle aux Toiles à partir du 20 mai ou à l'entrée de la salle de spectacle au plus tard une demi heure avant le début de la représentation.
Vous pouvez retenir vos places pour les spectacles soit par mail à l'adresse suivante :
Soit dans les salles où sont présentés les spectacles :
-Chapelle Saint Louis Rouen 02 35 98 45 05 et contact@chapellesaintlouis.com
-Scène nationale Petit Quevilly / Mont Saint Aignan 02 35 03 29 78 et reservations@scenationale.fr
-Espace François Mitterrand Canteleu 02 35 36 95 80
-A l'accueil du festival Halle aux Toiles Rouen à partir du 19 mai sur place et par téléphone 02 35 36 05 17
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Le spectacle "Gilles" sera présenté les mardi 25 et Mercredi 26 mai

CHAPELLE SAINT JULIEN - PETIT QUEVILLY
MARIE ROSE LORTET
Sacrée Marie-Rose
Architectures de dentelles, masques et personnages tricotés : pour traduire son imaginaire foisonnant, Marie-Rose Lortet utilise les fils, tous les fils, qu'ils soient de laine, de coton, de lin... Et depuis ses débuts, elle défie les modes. « J'aime vos petits ouvrages tricotés », lui écrit Jean Dubuffet en février 1969, qui lui propose, en lui achetant des oeuvres, de l'intégrer dans sa collection d'art brut. Au milieu des années soixante-dix, les féministes américaines, en quête d'une culture spécifique aux femmes, se passionnent pour les travaux d'aiguille. Carole Hooberman, galeriste américaine de Detroit, remarque Marie-Rose et la recrute dans son écurie d'artistes. Dans les années quatre-vingt-dix, en plus de son statut d' « art brutiste » et d'artiste féminine, Marie-Rose s'impose dans le champ de l'art textile contemporain. Deviendra-t-elle en 2010 une tenante de l'art religieux ? Car Art et déchirure lui offre la chapelle Saint-Julien comme lieu d'exposition. L'occasion pour conférer à ses masques, à l'instar de leurs pairs africains, un caractère sacré. L'occasion de présenter, comme le dit Marie-Rose, « des objets précieux mais iconoclastes » . Iconoclastes ? Historiquement, ils refusaient la représentation des images saintes. Cette doctrine fut condamnée par le concile de Nicée en 787. Encore un pied de nez de l'espiègle Marie-Rose qui, de surcroît, par cette transition du profane au sacré, prend l'histoire de l'art à rebours.
Hubert Legras
HÔTEL DE REGION - ROUEN
Aymeric Dufay dit DIUF
Aymeric DUFAY dit « DIUF » (1974 – 2006)
DIUF est né le 3 juillet 1974 à Deauville. Il grandit « près de la mer » à Tourgéville jusqu’à l’âge de dix ans. Il explore les plages de la côte: Trouville, Les Vaches Noires, Villerville, déjà impressionné par la masse des blockhaus qui sont à la fois terrain de jeu et monstres angoissants. Trente années plus tard il restituera leur architecture et leur atmosphère dans une série encre et acrylique sur toile, dont les tons beige, gris et verdâtres stigmatisent un paysage désolé et géométrique.
Entre temps, Diuf est à Rouen, ville où il produit quantités de Bandes dessinées, Affiches, et Laques. Il ne quitte que trois années cette ville pour Paris, fréquentant alors assidûment un collectif d’affichistes passionnés avec lesquels il restera en contact jusqu’à la fin.
ART MANIAK
Petit glossaire d'arts plastiques
Perspective – Audace – sensuel - humilité – Effacement – Se soumettre au sujet – Ligne de tension – Profondeur – Plan – Repentir (pentimento) - Achever – Abouti(r) – Superficiel – support/surface – Claire/obscure – Ornemental – le toucher –– faire vibrer la couleur – Tout ce qui est inutile est nuisible – Effacement - Un bon fond – Préparer son geste dans sa tête comme les sportifs avant un geste technique – Mou – en creux – sculpter – le vide –Chaud / froid – Silence – Bavard – faire des choix – recul – rugueux / lisse – Arte povera – Chercher la lumière – Sal comme un cochon – Composition – opposition – contraste –Il n’y a pas de mauvais sujet il n’y a que des mauvais peintres – tonique – sensible – jouer avec les bords – une idée par boulot –– faire valoir – scories –Ornemental – pousser – jouer – radicaliser – savoir achever un boulot – copier est même recommander – accepter ce qui ce présente sur la surface du travail – Dense – laisser son boulot ouvert – savoir abandonner des choses pour en gagner d’autres – subtile – raffiné – discret – somptueux – prendre le temps – improvisation – rythme – calque – cadre – fermer les yeux – foncer – travailler avec le sal – degré d’exigence – adapter l’outil à l’intention – élégant – le geste – ça discute – On fait – action / réaction – de la liberté /du lâché/de la maîtrise – Un lâché maîtrisé – l’auteur ne maîtrise pas ce que l’autre voit – Bien jeté – travailler avec le hazard.
Thierry Trãn
LE SECRET-TAIRE
Œuvre collective réalisée par des personnes venant de structures de soins du secteur 91G07 de psychiatrie adulte. L’initiative de ce projet est partie d’une volonté commune de nos ateliers « Ecriture » et « Formes et couleurs ». Notre guide artistique, l’artiste–peintre Sabine STELLITANO , a conduit les participants durant des stages de création picturale, organisés chaque année depuis 2004. Cette création sur le thème du souvenir fait écho au travail cinématographique d’un autre de nos ateliers : « Court-Métrage ». Le « Secret-Taire » livre ses souvenirs par un jeu de tiroirs qui n’en finissent plus de s’ouvrir …91-SAVIGNY SUR ORGE/ETAMPES
Catherine Ursin
Que de la récup’ : métal sous n’importe quelle forme, bidons, boîtes de conserves, capots de voiture et autres ferrailles et puis ficelle, os, dépouilles de petits animaux sans compter les huiles et peintures de rebut. Pour Catherine Ursin, la création est d’abord une activité physique, une lutte avec la tôle coupante qu’elle découpe, entaille, agrafe après l’avoir laissé vieillir, rouiller au besoin, la patine seule ayant une âme et permettant de surcroît des effets esthétiques.
Dans la fermeté et l’énergie qui la caractérisent, elle dépouille ses oeuvres de toute sentimentalité, les humains sont nus, seins marqués et sexes en évidence, à l’érotisme affirmé…
…Scènes où passe une certaine mélancolie, cet état incertain entre joie et tristesse : univers d’une étrange et puissante poésie.
Colette Pilletant-Rey – 2009
CATTP la Villa association arimage
Depuis 1992 l’association arimage organise, avec le soutien du Centre Hospitalier Sud-Francilien, des manifestations à partir du travail réalisé dans des ateliers animés par des artistes, au sein de deux services de psychiatrie. Cette année, deux ateliers d'arimage se sont mobilisés pour travailler sur le thème de l'Inde grâce à un partenariat établi avec le festival du Futur Composé*. C'est ainsi que dans l'atelier de peinture, conduit par Sabine Stellittano à la Maison des Jeunes et de la Culture Fernand-Léger nous avons réalisé des montages de dessins sur tissus indiens s’inspirant des « roues de la vie » et que dans l'Atelier du Vendredi, au CATTP La Villa, Pascale Pasello, artiste en résidence, a créé des masques que nous avons parés. Durant le temps de l’exposition, le public sera associé à cette installation, en y déposant des « papiers-offrandes » que nous avons confectionnés.
Pascal Laloy
De la peinture, émergent ou disparaissent des corps, des figures. Engourdis et engoncés dans les oripeaux et dans la peau, ces corps naissent des strates et des cicatrices qui les forment et les enserrent. Ces semblants d’êtres, ces « idées d’Hommes » se voilent, se dévoilent, s’effacent…Se réduisent parfois à la matière. Traces offensives ou marques du renoncement et du repentir, la peinture présente la bataille silencieuse dont elle a été l’objet. La figure se réduit, se décompose, se vide, parfois jusqu’au masque. L’humain s’éclipse et la figure devient corps de peinture.
Philippe LECHOPIER
Né en 1959, vit à Evreux et travaille avec des enfants ayant des problèmes de comportement. De 1995 à 2005, a suivi les cours du sculpteur Jacques Lortet à l’atelier volume de la maison des arts d’Evreux. Travaille le bois, le métal et les matières (notamment végétales) ou objets de récupération, leur donnant ainsi une seconde vie. Crée des volumes, en particulier des masques et des petites structures sonores, les orchestres de coins de tables. Les masques se déclinent selon plusieurs séries. La série des « Polaroïds » constitue des variations imaginées chacune à partir d’un même matériel de base (ressort pour papier polaroïd). La série des « Paulownia » est construite à partir d’éléments végétaux provenant d’un jardin. Ces éléments recouvrent des objets en fin de vie ayant eu leur utilité propre. Certains masques changent d’aspect en fonction du point de vue du spectateur, une forme de clin d’œil à l’art cinétique.
Art brut : le domaine polonais
Il aurait été surprenant que la Pologne – pays d’Europe qui possède un art populaire ainsi qu’un art naïf fort développés – ne recèle pas également quelques auteurs d’art brut. Très vite on reconnut Edmund Monsiel (1897-1962), puis Stanisław Zagajeweski (1927-2008), puis Maria Wnęk (1922 – 2006) tous désormais entrés dans les collections publiques et privées d’art brut. D’autres, âgés de plus de 60 ans (« un art de vieillards retournés en enfance » écrivait Michel Thévoz à propos de ces auteurs qui – désormais délivrés des contraintes de bienséance structurant ce que, pudiquement, on nomme : la « vie active » – se sont mis tardivement à dessiner), ont été découverts à la fin du siècle dernier : Adam Dembinski (né en 1943), Roman Rutkowski (né en 1933), Henryk Żarski (né en 1944). Voici donc, pour la première fois exposée en France, une sélection de quelques unes de leurs productions.
Alain bouillet
Joël LORAND
Né en 1962 à Paris, réside à Alençon (Orne). A partir de 1997, il abandonne définitivement son métier pour se consacrer à la création plastique autour du dessin, après plusieurs étapes de recherche. Joël LORAND développe une œuvre insolite, singulière. Il aime à dessiner des créatures hybrides, personnages ou animaux enchevêtrés dans une abondante végétation, un monde imaginaire sans frontières, jouant sur les lignes, les courbes, les arabesques. La minutie du trait et la précision du graphisme, l’opposition de couleurs aux pastels et crayons, viennent appuyer la lecture d’une œuvre grave et légère… Ses œuvres ont fait l’objet de nombreuses expositions en galeries, dans des musées, des salons, depuis 1997.
Claire Lézé-Schmite

Mon travail en fil de fer se fait dans un geste souple et régulier, je tourne et retourne la forme que j'ai en tête jusqu'à ce que j'obtienne le résultat imaginé. Il me permet une exécution fine, aérée et légère des figures à qui je donne "vie"...Il est le résultat d'une longue réflexion, complément de mon travail de modelage en terre. Le fil de fer m'accorde une excentricité sans limites, tel mon imaginaire. Le métal peut être rouillé pour évoquer le temps qui passe, l'usure, la fêlure des personnages, ou bien noir, laissé à l'état brut pour une épure totale. Ces pièces ressemblent à mes réalisations en terre où les extrêmes se côtoient : des finesses excessives et des rondeurs qui le sont tout autant. Regardez les jeux d'ombre et de lumière lorsqu'ils pénètrent le métal, quelle légèreté !
Résidence « Les Albizias »
La résidence « Les Albizias « accueille des personnes adultes handicapés. Ces personnes bénéficient d'un accompagnement et d'un soutien spécifique pour tous les actes de la vie courante. Par ailleurs, leur créativité et leur besoin d'expression est mis en valeur dans les ateliers arts plastiques et bois. Au sein de ces ateliers les résidants peuvent au travers des supports et de la matière proposée, libérer leurs émotions et aller à la rencontre des autres. Le festival Art et Déchirure est pour eux le moyen de valoriser leurs réalisations.
Martine Mangard
Au cours de l’année 2009, l’envie m’a pris de dessiner des autoportraits fictifs. Je glanai avec plaisir par ci - par là des photographies de femmes à travers lesquelles me projeter. Leurs poses figées et contenues leur donnaient une sorte d’intensité dramatique. Au dernier dessin il m’apparut soudain clairement que j’avais fait les portraits des 7 femmes de Barbe Bleue. Ce fut une révélation excitante. Parallèlement j’ai continué mes créations d’objets et de boites qui contiennent des histoires et mes dessins visionnaires au fusain et crayon noir.
GEM A.I.D 76
"Le Groupe d’Entraide Mutuelle A.I.D 76 (Association Loi 1901) est un lieu d’accueil, ouvert tous les jours aux personnes en souffrance psychique. Le GEM développe l’échange et la solidarité entre les adhérents en s’appuyant sur les loisirs. Son atelier Arts Plastiques fonctionne, sous sa forme actuelle, depuis avril 2008. Il s’appuie sur la convivialité et l’entraide pour permettre à chacun de s’exprimer en fonction de ses envies et de ses choix esthétiques. Le groupe est très hétérogène puisque certaines personnes sont novices alors que d’autres sont plus expérimentées (découverte antérieure dans des lieux de soin ou études aux Beaux Arts). La pédagogie de cet atelier hebdomadaire est de valoriser chacun afin qu’il soit fier de ses progrès et de ses travaux. Dans cette optique, l’approche des techniques artistiques se fait au travers du ludique : jeux avec les lumières, les couleurs, les matières…. Ainsi chacun a pu évoluer, expérimenter et trouver sa voie…
Pierre Amourette
Vierges sages, vierges folles. Amourette nous livre la douleur de ces vierges hurlantes et vociférantes. Sont-elles pour autant des femmes souffrantes d'un enfantement qui ne finit pas, confrontées à la vie, à la peur, à la mort. Pierre Amourette, dont on connaît le monde baroque, ne laisse jamais indifférent. Autodidacte secret et pudique, il travaille dans son atelier installé dans le Perche où il est éducateur. Sa maîtrise du modelage simule l'improvisation où la pensée le dispute à l'instinct. Il torture la terre, débusque les formes d'une genèse qui n'en finit pas de se livrer, ivre lui même des ressources offertes par la matière. Ses doigts la pétrissent avec rage. Du Limon originel, il extrait la sève, arrache le souffle de vie. Puis il cofie au feu,à trois reprises, ces pièces modelées dans l'urgence. Trois cuissons métamorphosant ces figures,leur donnent leurs lettres de noblesse. Les glaçures verts, bleues, lie-de-vin, les habillent d'une grâce inattendue. Elles émergent d'un bouillonnement de plis, de crevasses vestimentaires accumulées comme les pétales flétris d'un bouquet dont les couleurs s'écoulent dans un sursaut de beauté.
T.LEO
Les mortiers et la filasse font apparaîtrent des silhouettes de corps décharnés rendant visible leurs ossatures; ils se tiennent dans un état transitoire entre la vie et la mort .Ces objets « organiques » prennent leurs essences dans différentes sensibilités et inspirations proches de l’expressionnisme, du symbolisme et en l’occurrence des mythologie Gréco-romaines. Cette littérature contient un monde allégorique pouvant faire écho a une vision contemporaine (mais toujours parcellaire) du monde, ainsi Actéon tué par ses chiens pour avoir vu les charmes d’une déesse, représente la petite culpabilité punies démesurément par un pouvoir tout puissant non moins coupable.
Karim Toraï
« Je ferai une exposition de mes miroirs pour rendre joyeux les gens »
Karim procède minutieusement à gratter de petits carrés sur l’envers de miroirs afin de faire des minuscules fenêtres.
Puis, y collant des confettis ajustés et préalablement découpés dans la palette des couleurs offerte par les magazines en tous genres, il réalise des mosaïques qui apparaissent une fois le miroir retourné.
Du fond de sa « grotte », tel un moine copiste, il élabore des pays, des scènes, des paysages…envers et reflets de nos images et de la copie de notre propre visage si l’on s’y colle bien en face.
Karim dit avoir eu un âne, dans la banlieue de Rouen. Il raconte aussi, à qui veut bien l’entendre, toute son inadéquation avec le monde tel qu’il devient…employant tour à tour le « je » ou le « nous » selon sa météo intérieure.
De l’ombre, lui, il sculpte continûment les petits miroirs. C’est ce qui le tient et c’est son « invention ».
Qu’importe sa condition actuelle et son passé en forme de miroirs éclatés, lui, ce qu’il veut par son œuvre : c’est donner un peu de joie à nous autres
Alain Létuvé
André Robillard
André est né en 1931 au lieu dit "la mal tournée". Il a été placé en 1939 dans l'école annexe de l'hôpital de Fleury-les-Aubrais. "On entendait un bourdonnement dans le ciel par vagues
successives." Dans cet établissement, marqué par la naissance de la psychothérapie institutionnelle, sous l'impulsion notamment de Georges Daumezon et Roger Gentis, André Robilllard a acquis un
statut d'auxiliaire en travaillant dès le début des années soixante pour la station d'épuration de l'hôpital; cette époque a correspondu avec la fabrication des premiers fusils et la réalisation
de dessins; il vit toujours à Fleury-les-Aubrais, dans une maison indépendante, entourée de ses oiseaux.Les premiers fusils d'André Robillard datent de 1964; recueillis par les docteurs Paul
Renard et Roger Gentis au centre hospitalier Georges Daumezon de Fleury-les-Aubrais puis aussitôt confiés à Jean Dubuffet, ils ont circulé quelques années dans les collections de l'art brut
encore nomades, avant d'atterrir à Lausanne où le musée a ouvert ses portes en 1971. Michel Thévoz qui en était le conservateur jusqu'en 2001 est ensuite revenu vers André Robillard et a
certainement provoqué la
venue d'un second souffle dans le mode de création de l'artiste; depuis lors André Robillard n'a eu cesse de construire de nouveaux fusils, présents à la fois dans les collections de l'Aracinede
la Création franche de même que dans de nombreuses collections privées à travers le monde. Les fusils exposés ici présentent cette double particularité qu'ils ont été construits parallèlement à
la fabrication du spectacle Tuer la misère et hors de chez André Robillard, dans une sorte d'atelier mobile, au cœur ou dans l'immédiat prolongement du travail scénique, à La Fonderie au Mans,
aux Subsistances à Lyon, au TNT-Manufacture de chaussures à Bordeaux et à Suresnes.
Alexis Forestier
François Tortosa
François semble rattraper le temps perdu,tant il est tout entier happé par ses élans créateurs. Ceux-ci paraissent s'accélérer au fur et à mesure que son oeuvre est rendue publique et qu'elle est reconnue. Tout son personnage est en mesure d'illustrer ce qui survient, lorsqu'au décours d'une vie, on est amené à rencontrer la peinture, et ceux qui en sont les maîtres. Ce qui survient c'est justement ce processus de changement,comme un autre accès à la vie.
Après une très longue période d'isolement en incarcération de vingt-deux ans,François Tortosa consacre chaque instant à la communication de la joie de cette liberté retrouvée. La peinture, c'est en prison qu'il la découverte,elle lui a permis de s'évader sans franchir les murs. Depuis sa sortie,la peinture est son identité, son métier, son moyen de dire et de communiquer, sa nouvelle force.
Anne Marie DUBOIS
ALAIN LACOSTE
« ...épaves arrachées à la marée de rebuts citadins... tous ces matériaux de hasard interpellent dans son imaginaire en imposant leurs formes inattendues et naturellement chantournées sur lesquelles se greffe l'univers coloré de l'artiste . En cela sa peinture procède des semblables contraintes de support que les sculptures de l'art roman assujetties aux nécessités de l'architecture …. »
Je crois fermement que Lacoste est un acteur essentiel de l'aventure au service de laquelle nous nous tenons...Les seules positions qu'il sache prendre sont de l'ordre de l'affrontement à l'oeuvre qu'il veut maîtriser. Et quand on voit les matériaux qu'il manipule pour leur imposer son label,on comprend que ce ne soit pas facile...A la différence de nombreux trafiquants de détritus, Lacoste ne cherche pas à faire croire à son innocence. Il sait ,pour l'avoir lu les grands classiques du genre que « l'ignorance ne s'apprend pas ». Tout au contraire,il joue délibérément de son savoir : il enfile les perles de culture,récite ses révoltes,fait la guerre aux statues d'un Olympe revisité à l'aveuglette,mène sa bataille avec ses propres armes,sans rien renier de son parcours élitaire...Lacoste est un rebelle né... »
Gérard Sendrey
Alain Touzeau
Je me suis inspiré pour cette série de dessins d'une bande-dessinée humoristique née en Allemagne vers 1897 sous le nom de "Katzenjammer Kids".
Cette série fut publiée aux États-Unis sous le nom de "Captain And The Kids", puis en France sous le nom de "Pim, Pam, Poum" dans les années trente.
Les "kids", enfants-rebelles de ces histoires, le sont plus que jamais dans mon interprétation.
Il faut voir l'ensemble de ces images que je propose comme un "road- movie". En effet, les kids équipés de voitures des années cinquante, de guitares et d'amplificateurs, sillonnent les pistes et
les routes d'un hypothétique continent Euro-Américain.
Chacune de ces images rend hommage à un standard du rock des fifties ou des sixties - tout celà à la sauce rockabilly.
Poètes nomades, les kids et les autres protagonistes de l'histoire comme le capitaine, l'astronome ou la tanta Pim évoluent au fil des décors changeants, traversant le Bayou et ses vestiges
Vaudou, bivouaquant dans le désert mexicain autour d'un vieil alambic qui distille de la téquilla frelatée à partir du jus de cactus géants, surfant sur les vagues le long des côtes
Californiennes ou allant à la dérive dans les quartiers des docks de Londres où rôde Jack l'éventreur.
Alain Touzeau
Céline Ranger
Personnages et animaux facétieux désarmants d’humour et de candeur, compositions oniriques, énigmatiques, campées sur leur trop-plein de mystère, véhicules inattendus et faussement
archaïques, boîtes à malice ou à sortilèges, cerceaux, cages, manèges répondant à des mécaniques primaires et déroutantes de modestie… Voilà autant d’éléments constitutifs de l’univers «
pinpinesque » de Céline Ranger. Les « Pinpins », ce sont ses petits êtres intemporels que leur pose innocente éternise et qui nous arrivent marqués du sceau de l’étonnement, de la tendresse, de
l’enfance et du secret dont elle les pare
Par sa justesse et la puissance de sa charge poétique – la violence du simple – ce travail nous invite à un retournement sur nous-même, un questionnement sur nos priorités quotidiennes, et nous
convie à rejoindre un essentiel en nous qui n’est autre, probablement, qu’une fidélité à notre âme originelle." G. BUGEAU
Jeanne Bensoussan
Peintre autodidacte varoiseJ'ai besoin d'un « saut de chat »d'un jet immédiat pour me mettre à l'oeuvre.La peinture deviendra à 17 ans mon activité de prédilection. L'acte de peindre permet ce déplacement de la réalité qui devient l'expression de mon imaginaire,nourrit le réel et révèle ainsi mon rapport au monde La peinture est un acte vital pour moi. Quand je peins,je me retrouve dans un état de bien-être profond .Je m'échappe,je voyage d'un quotidien parfois difficile .J'établis une confrontation directe entre la matière et la couleur sans théorie particulière. Je construis mon monde pictural dans l'abstraction depuis toujours. Le figuratif vers lequel je me tourne parfois m'intéresse parce qu'il implique une exigence de détail. Par contre l'abstraction qui retient ma préférence autorise une grande liberté, un champ d'expérimentation où je peux mêler la géométrie, les couleurs, les matières, les textures, les superpositions.
Christine Bonnin
née en 1962 travaille à l'ESAT Arc en Ciel de Cholet depuis 1985. Elle a fait ses débuts dans l'atelier d'art en 2001.La vie quotidienne, l'atelier de production, les vacances à Pornic, un match de foot:Christine peint ce qu'elle vit, spontanément. Le tracé du terrain de tennis, la piscine, le plan de l'usine, organisent ses compositions. Son oeuvre, plutôt joyeuse, est un journal intime où l'écriture et les teintes chaudes se mêlent en succulentes propositions. Cependant, ses interrogations fondamentales, ses désirs, ses doutes, se font jour. Son style et sa technique ont évolué. Le graphisme est très présent, le trait devient parfois brutal, la couleur se fait plus sourde. Des femmes et des couples amoureux font irruption sans crier gare. Des textes se mêlent au dessin, l'organisation du fond disparaît au profit de la figure. La galerie village d'artistes » à Rablay sur Laon, bien connue pour son engagement auprès des créateurs singuliers, lui a organisé un exposition personnelle en 2005.
M. C. CASABO

...Ancrée dans une démarche contemporaine, M.C. Casabo a une prédilection pour les couleurs feutrées, légèrement assourdies, les notations rapides et fugitives. Vous ne trouverez pas,
chez elle de stridences ou de couleurs franches directement jaillies du tube. Elle leur préfère la volupté graduelle des gris. Présentant ses oeuvres sous des titres génériques - jardins ;
dialogue murmure - elle opère sur toile, canson ou sur papier fin
et a très fréquemment recours au collage et aux techniques mixtes. Elle utilise de fait un procédé qui, dans ses effets, s'apparente à la pelure d'oignon et ferait aisément, songer au
fonctionnement de la mémoire quand,de celle-ci, surgissent pèle-mêle les images engrangées du passé... Luis Porquet
Martine LANGE

Ma recherche a toujours été inspirée par le mystère du monde qui m'entoure, que je ressens comme un reflet dans un miroir au delà duquel il y a l'inconnu.
Il arrive parfois de franchir ce miroir et de plonger dans une autre réalité.
C'est cette brève rencontre, entre le rêve et l'imagination que je tente de capter et qui guide ma main dans la création. Cette lumière "d'ailleurs" se traduit par des images poétiques et parfois humoristiques. Cette vision parcellaire de ce monde inconnu laisse chacun libre d'y trouver son monde intérieur.
Fabrice Fossé
Ils débarquent !Tout droit venus de l'outerspace, nés de l'imagination fertile d'un savant fou vivant dans son obscur laboratoire,Les monstres se sont échappés ! D'un cerceau électrifié par le Rock' n' Roll et le cinéma-bis américain;Cat Woman, l'homme orchestre et super F ces personnages fantastiques ont été conçu avec des morceaux de carton d'emballage et autres rebuts de la consommation. Comme pendant l'âge d'or du cinéma d'épouvante, ces créatures parfois sensuelles attaques la ville afin de vous envoûter au cri de stay sick !la bande originale du film est interprétée par les Cramps, Hasil Adkins et Johnny Cash.
F Fossé
Marie Alexie Rohel
Le collage me permet de créer des univers fictifs et artificiels, à cheval entre la peinture et la photographie. Je suis très inspirée par la peinture classique pour la mise en espace et l'attitude des personnages, mais aussi et surtout par la peinture médiévale pour cette façon dont le corps humain est représenté (scènes de Crucifixion, de descente de Croix, austérité, corps décharnés) et par l'utilisation de la peinture dorée qui apporte une source de lumière. J'utilise beaucoup les mythologies (grecque/romaine/chrétienne), les symboliques des contes pour mettre en avant des expériences vécues et idées personnelles tout en permettant un hommage à la littérature (comme les contes de Grimm), ou au patrimoine culturel rouennais.On peut aussi remarquer que mes travaux sont engagés en faveur de la cause animale, qui tient un place importante dans mes compositions. Ils sont des personnages propres et sont sur un pied d'égalité avec le personnage humain.
Les objets apotropaïques de Caroline Dahyot

Du travail de Caroline Dahyot on pourrait dire, sans conteste, qu’il s’agit bien d’art : du plus surprenant et du plus authentique qui soit. Mais, à s’en tenir là – et, j’ajouterai, ainsi rassuré – on passerait évidemment à côté de l’essentiel.
Car il est clair que toutes les productions de Caroline (oserais-je écrire : les sécrétions tant ces choses semblent être une partie d’elle-même et témoignent des secrets qui concourent à leur fabrication ainsi que de l’usage qui peut en être fait) – poupées, dessins, tapisseries, broderies…et jusqu’au lieu où elle demeure, tout à la fois: cocon protecteur, antre chimérique, réceptacle des imaginaires en souffrance -– ont évidemment bien d’autres fins que d’aller, pour notre plaisir, entamer la taie de nos regards.
Au-delà du qualificatif d’art dont prudemment on les recouvre (pour mieux en déminer l’inquiétante étrangeté ?), il s’agit bien en fait d’objets hautement investis de puissances complexes, objets de rites obscurs, d’exorcisme et de magies roses ; porteurs de sortilèges bénéfiques, diffuseurs de filtres d’amour. Objets de conjuration et de réparation des dysfonctionnements de la quotidienneté rêvée : le sort qui nous est contraire, la santé qui défaille, l’amour qui s’effrite, le chagrin qui nous chavire…
Apotropaïques, disaient les grecs : Qui détournent le danger, qui protègent…
Alain Bouillet
Nicole Renault-Bidaud Valérie Bidaud François Bidaud Bazin



Quelle famille… Le père, François, sculpte, manipule, déconstruit et réorganise la réalité pour nous proposer son propre univers en tension entre lignes brisées et plans colorés… La mère, Nicole, reconstruit son monde qu’elle souhaite maîtriser par l’utilisation du trait noir, agissant comme une limite entre l’extérieur et l’intime… La fille, Valérie, sculpte et peint, toujours attentive à ponctuer son travail de poésie et d’onirisme, recherchant à sublimer la réalité… Pour ces trois artistes qui partagent la même histoire familiale et dont le pivot est l’amour, un seul credo : l'énergie… Omniprésente, tant pour sublimer, pour interroger, que par simple plaisir ; organiser un monde que l’on veut plus beau, plus chatoyant, transfigurant le quotidien pour recréer un univers généreux, un cadeau offert à l’autre, telle est la quête de cette famille…
Atelier dessin de l'URAS (Union de Reconquête de l'Autonomie Sociale) de Rouen

L'atelier est fier de vous proposer les oeuvres de ses résidants. Cette première participation est un réel moteur de motivation et représente à leurs yeux une réelle reconnaissance et une belle valorisation de leur travail et de leur personne. "la peinture me permet de passer de bons moments de détente et me change les idées", "c'est bon pour ma santé ,je ne fume pas pendant ce temps là","je me suis apperçu que finalement on sait tous faire quelque chose". un grand merci et un grand bravo à vous tous : yann, Bernard, serge B, Gilbert, Serge R , Jean Marie pour votre investissement et votre bonne humeur.
Hôpital de jour du Pollet Dieppe
Plus assez d 'argent pour utiliser le bronze et payer le fondeur! Alors, une seule solution ! Ramasser dans les caniveaux des dizaines de canettes balancées après utilisation.
Combien de canettes a-t-il fallu pour constituer ces clones métalliques ?
Des centaines, des milliers certainement...
Leur utilisation ?
Pas compliqué : on découpe le haut et le bas , on éventre la boîte , on découpe , on retourne le métal afin de ne garder (non pas la pub), mais le beau métal argenté... Avec une prédilection pour
cette marque américaine qui envahit le monde entier de son lettrage blanc sur fond rouge....
D 'où cette préférence pour ces boites contenant un liquide sirupeux et brunâtre, contenu dans une gangue de métal solide et indestructible, apte à être détournée de son utilisation initiale.
Outre le fait qu' elles proposent un métal intérieur brillant et argenté le plus beau à travailler, les patients de l'atelier d'ARTHERAPIE du Castel Miguel ont trouvé plutôt singulier de
récupérer et de détourner un symbole de l 'hyper-commerce pour en ériger ces clones de fer.
Hubert Duprilot - Céline Righi
Né de la collision des univers d'Hubert Duprilot, peintre-sculpteur autodidacte, et de Céline Righi, auteur, le projet Mat Mundus est une expérience artistique à quatre mains qui puise son inspiration dans le monde fascinant du Tarot de Marseille. Après des semaines d'immersion et de recherches en tous sens sur ce jeu de cartes énigmatique, les deux artistes se sont mis en route le 22 décembre 2008 pour une promenade en pleine terra incognita et sont entrés par effraction dans l'univers sibyllin du Tarot. Ils ont choisi de considérer les 22 majeurs du jeu de cartes, non pas séparément, mais plutôt comme une entité, un ォ être サ comme le définit Jodorowsky dans son ouvrage La voie du Tarot. La première étape du projet Mat Mundus est une fresque baptisée Materia Prima. Materia Prima est un champ d'expérience purement expérimental, une fusion magmatique entre peinture et écriture, une oeuvre brute, foisonnante, bouillonnante, débordante, sauvage, indomptée, d’où cette impression de saturation qui se dégage des toiles.
FESTIVAL ART ET DECHIRURE 2010 DU 19 AU 30 MAI
Le programme 2010 du festival Art et Déchirure est maintenant définitif. Vous pouvez dès à présent retenir vos places. Pour le spectacle présenté en collaboration avec la Scène nationale Petit Quevilly Mont Saint Aignan la réservation est commencée. Pour les autres vous pouvez effectuer vos réservations par mail : art.et.dechirure@gmail.com , il est également possible de réserver directement dans les salles où sont joués les spectacles.
Scène nationale Petit Quevilly Mont Saint Aignan réservation au 02 35 03 29 78 http://www.scenationale.fr
Chapelle Saint Louis 02 35 98 45 05 www.chapellesaintlouis.com
Dans tous les cas ne tardez pas !! Un programme “papier” sera disponible environ un mois avant le début du festival.
Chapelle Saint Louis
« LE DEPART »
19 mai à 20h30 et 20 mai à 19h30
SPECTACLE CHOREGRAPHIE conçu et interprété par Gaëlle Bidault et Christophe Dumouchel.
LUMIERES : Eric Guilbaud
COMPLICE : Sophie Amaury
D’après « Le Journal de Nijinski » de Christian Dumais-Lvowski et les « Cahiers » de Vaslav Nijinski
Un homme attend. Il est au bord de lui-même. Il doit partir. Encore quelques mots, comme les branches d’un arbre auquel il s’accroche, au moment de la chute. Puis il décidera de se taire. D’entrer définitivement en lui-même. Un dernier geste. A l’issue de ce dernier geste pour se taire, le tumulte de ses pensées l’assaille, aussi réel qu’un rêve d’effroi de ce qu’il a vécu là, ces derniers jours passés dans sa chambre à écrire.
Vaslav Nijinski, (1889-1950), danseur de renommée internationale et souvent considéré comme le précurseur de la danse contemporaine, a été rendu célèbre notamment par « L’après-midi d’un faune » et le « Sacre du Printemps » dont il a créé et interprété les chorégraphies.
Sa carrière s’achèvera fin 1917. Il part s’installer en Suisse, avec sa femme et sa première fille.
Mû par le sentiment d’être personnellement responsable de la paix et de la fraternité universelle, Nijinski commence à rédiger ses cahiers fin 1918.
Il en terminera la rédaction en mars1919 juste avant son départ pour Zurich, où il sera interné. Nijinski passera dès lors la plus grande partie de sa vie en hôpital psychiatrique.
LE DEPART, c’est l’histoire de cet homme, aux prises avec lui-même, qui écrit sans trêve, en proie à la folie qui le gagne. C’est un solo à deux voix, un pas-de-deux à un seul, un dernier saut avant de sombrer dans la folie.
« Naufrager est une chose affreuse »
« HIPPOTHEATRON » Théâtre d’objet
21 mai à 19h30 et 20h30 22 mai à 18h30 et 20h30
adaptation et interprétation : Julien Mellano
scénographie : Julien Mellano et Alexandre Musset
musiques : Alain de Fillipis
régie : Rodrigue Bernard
Ladlediz èn Gatlemans ! Hippotheatron s’installe dans votre ville ! Découvrez ou redécouvrez l’univers de « Freaks » et le cauchemar de James Bailey, ancien montreur de phénomènes, prince déchu de l’attraction et narrateur éthylique en désespoir de cause. Un personnage miteux et risiblequi ressasse son histoire parmi les cendres de sa petite gloire. Une histoire où l’amour et la haine engendrent les plus ignobles tortures du corps et de l’esprit, où l’on peut voir la cupidité, le désespoir, les grands, les petits et l’imagination des hommes en général, pour le meilleur et pour le pire.
Spectacle en V.O.S.T.F.
Tout public à partir de 12 ans
durée 45 minutes
Hippotheatron, création aïe aïe aïe 2005
« L’HOMME QUI PENCHE » de Thierry Metz
25 mai à 19h30 et 26 mai à 19h30
Mise en scène et adaptation : Marc Feld
Scénographie: Jean Jacques Nguyen Marc Feld
Conception images : Jean Jacques Nguyen Marc Feld
Musique originale : Jean Jacques Franchin
Lumières : Denis Monmarché
Avec
Comédien : Sylvain Thirolle
Musicien : Jean-Jacques Franchin
Crédit photos : Mario Del Curto
Les grands brûlés de l’alcool
L’homme qui penche, sous le poids de la vie, est ici celui qui s’efforce de fixer sur le papier ce qu’il vit pour «ne pas perdre le fil». La première page de ce carnet de détresse est datée
d’octobre 1996, au Centre hospitalier de Cadillac en Gironde, pavillon Charcot. La dernière s’est écrite le 31 janvier 1997. Thierry Metz a choisi de disparaître le 16 avril 1997.
«Je dois tuer quelqu’un en moi, même si je ne sais pas trop comment m’y prendre», écrit-il au début de son sevrage. Et plus loin: «J’essaie, à ma manière et plus simplement, de faire entrer
l’homme que je suis devenu dans la maison de la rencontre et de la réparation. » On ne saurait mieux dire, en mots émaciés «le plus possible», puisque la réparation éventuelle va passer par la
rencontre, avec soi-même autant qu’avec les autres. Dans ce lieu clos, en pyjama réglementaire, dans un «va-et-vient de petites choses», chacun erre autour de lui-même, tous «plus ou moins
endormis» par les anxiolytiques, Mady toute maigre avec sa «simple petite rose du regard», Denis aux ailes brisées qui se bourre de biscuits sans grossir, ou Bernard, Mickey, Raymonde cherchant
«un habitant qui n’est plus dans la maison». Sur la trame de ce désarroi quotidien, Thierry Metz ressuscite la vie par ses mots qui chantent et gémissent en alternance, sans lyrisme exalté ni
pathos.
Or c’est avec la même élégance blessée, aussi délicate qu’incisive, que Sylvain Thirolle habite le verbe et la présence de l’écrivain, en complicité parfaite avec l’accordéoniste Jean-Jacques
Franchin. Dans une mise en scène et une adaptation de Marc Feld, L’homme qui penche restitue admirablement, avec un excellent contrepoint de l’image et du verbe, la matière existentielle et
poétique arrachée par Thierry Metz au silence et à la peine. Rien d’édifiant ni de complaisant non plus dans l’échec, comme si la soif persistante en désignait une plus fondamentale, dont rien
n’est dit au demeurant…
JEAN-LOUIS KUFFER
« ET PUIS J’AI DEMANDE A CHRISTIAN DE ME JOUER L’INTRO DE ZIGGY STARDUST »
28 mai à 19h30 et 29 mai à 19h30
A Glam project / Renaud Cojo / Ouvre le Chien 08
Conception, Mise en scène, Images, Interprétation : Renaud Cojo
Avec : Romain Finart, Eliott Manceau, Un(e) Invité(e) en Alternance.
Montage Images : Benoit Arène, Renaud Cojo
Son : Sylvain Dumoulin
Lumières : Eric Blosse, Véronique Bridier, Emmanuel Bassibé
Costume : Odile Béranger
Construction : Jean-François Huchet
Régie Générale : Emmanuel Bassibé
Diffusion / Production : Florence Bourgeon
A Glam Project
Ziggy Stardust est né le 3 février 1972, à Lancaster, sur scène.Il est mort le 3 juillet 1973, sur scène à nouveau, au Hammersmith Odeon de Londres. Pendant son éphémère et fulgurante existence, il créé un album avec les Araignées de Mars, et donne de centaines de concerts sur la planète entière, alors que sa phobie ne lui permettait pas de prendre l’avion, lui, créature de l’espace.
Une Rock’n’Roll Star, un monument excentrique frisant la folie à chaque instant, un avatar maquillé, à qui l’Ailleurs est vital. Un être venu de Mars : l’Espace comme une possibilité, un terrain d’aventure et d’expression où l’étrange de-vient réel, où l’impossible existe telle l’invention de soi.
De cette forme «transgenre», dont la fgure de Ziggy Stardust (alter ego créé par David Bowie en 1972) est l’axe, Renaud Cojo propose une réfexion sur le geste artistique, le dédoublement de la personnalité et la résonance que met en mou-vement l’acte de création dans la sphère de l’intime.Au centre du plateau parsemé de moniteurs vidéos, la cabine téléphonique de l’album «The Rise And Fall of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars» est le pivot central de cette performance. Au fl des rencontres et des situations que l’artiste a provoquées, (y compris une séance de psychanalyse), un casting improbable s’est mis en place autour de son double - personnage : Romain, stagiaire perspicace, Elliot, fan de David Bowie rencontré sur Youtube, quelques invités mystères... La fascination fascinée tel est le ressort qui témoigne de cette entreprise artistique.
« GILLES »
Mardi 25 et mercredi 26 mai à 20h
Mise en scène et scénographie : David Bobee - Auteur : Cédric Orain - Création lumière : Stéphane Babi Aubert - Création son : Jean-Noël Françoise - Régie générale : Thomas Turpin - Construction et conception du décor : Salem Ben Belkacem / Ateliers Akelnom - Avec : Gilles Defacque, David Amelot, Pierre Cartonnet, Elza Davidson, Clément Delliaux, Eric Fouchet, Stéphane Hainaut, Caroline Leman, Tanguy Simonneaux.
Ce spectacle est né de la rencontre entre le groupe Rictus, compagnie de David Bobee et la compagnie de l'Oiseau-Mouche, troupe de comédiens en situation de handicap mental.
C'est la nuit, au bord d'une route et Gilles erre seul, en pyjama bleu.
Perdu au milieu de nulle part, il croise des personnages improbables et se retrouve dans d'étranges situations sans pouvoir différencier rêves, fantasmes, souvenirs et folie.
Vieux clown qui perd les pédales, Gilles plonge dans les épisodes marquants de sa vie et tombe dans un délire loufoque.
Métaphore de la fin d'une vie, ce spectacle propose un cabaret poétique constitué de numéros, de saynètes, de performances de cirque, Gilles étant lui-même le clou du spectacle.
Rencontre le 25 mai à 18h30 au centre Marc Sangnier avec José Sagit et David Bobee (entrée libre)
A l’Espace Culturel François Mitterrand (Canteleu)
« PETIT PIERRE » spectacle jeune public
de Suzanne Lebeau mise en scène Maud Hufnagel
Jeudi 20 mai à 19h et vendredi 21 mai à 10h et 14h30
mise en scène de Maud Hufnagel et Lucie Nicolas
avec Sara Louis
régie : Caroline Foulouneau
Pierre Avezard, dit Petit Pierre, est né en 1909.
Né avant terme, « pas fini » comme il le disait, borgne, sourd et muet, Petit Pierre est inapte à l'école, qu'il quitte à 7 ans. Enfermé dans son silence, il ignore tout des fracas du monde et
des bourses qui s'effondrent, mais il apprend tout des vaches, des champs et de leurs travaux. Tout ce qui bouge le fascine et il passe son temps à en décortiquer la mécanique afin de la
reproduire. Alors, Petit Pierre se met à chevaucher l'imaginaire : il découpe des vaches et des poules dans la tôle des carlingues d'avions abattus, ramasse des bouts de bois rongés par
l'humidité, des bouts de corde, de fils de fer. Il passera quarante ans à fabriquer un manège d'une singulière beauté et d'une mécanique si complexe qu'elle reste un mystère aussi bien pour les
experts que pour les ingénieurs.
Il a su faire surgir de la vie, la magie d’une poésie simple avec les restes du quotidien.
Le manège de Petit Pierre est installé à la Fabuloserie (musée d'art brut) à Dicy dans l'Yonne.
Spectacle de Et Compagnie, produit par le CDN de Sartrouville dans le cadre du festival Odyssées 78 en 2007
Production déléguée Et Compagnie, avec le soutien de l’Arcal
Texte édité aux Éditions Théâtrales jeunesse, 2006
Atelier 231 Sotteville les Rouen
“Cérémonie fastueuse dans un souterrain”
Jeudi 27 mai à 20h30
Sur des textes de Valérie Diome et Caroline Lavoinne,
ce spectacle brosse le portrait
d'une femme en proie à une dépendance amoureuse
dont elle va s'affranchir au cours d'une ultime soirée.
Vertiges du manque,
De la chair tourmentée par le souvenir,
Qui se dérobe à l’oubli.
Derniers sursauts d’une volonté qui vacille,
Au bord du gouffre.
Le son d'une boîte à musique nous parvient,
où la petite ballerine aurait grandi au son
du Velvet Underground.
Montage et interprétation : Valérie Diome
Direction d’acteur : Caroline Lavoinne
Création lumière : Eric Guilbaud
Création sonore et musicale : Philippe Vermont
Administration : Dominique Jourdan
Coproduction Théâtre des 2 Rives
Avec le soutien de la Chapelle Saint-Louis (Rouen) et de la Foudre, Scène-Nationale de Petit-Quevilly
Ce projet est administré par la Fabrique Théâtrale
Avec le soutien du Ministère de la Culture-Drac de Haute-Normandie et du Conseil Régional de Haute-Normandie
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