FESTIVAL ART ET DECHIRURE 2010 DU 19 AU 30 MAI
Le programme 2010 du festival Art et Déchirure est maintenant définitif. Vous pouvez dès à présent retenir vos places. Pour le spectacle présenté en collaboration avec la Scène nationale
Petit Quevilly Mont Saint Aignan la réservation est commencée. Pour les autres vous pouvez effectuer vos réservations par mail : art.et.dechirure@gmail.com , il est également possible de réserver
directement dans les salles où sont joués les spectacles.
Scène nationale Petit Quevilly Mont Saint Aignan réservation au 02 35 03 29 78 http://www.scenationale.fr
Chapelle Saint Louis 02 35 98 45 05 www.chapellesaintlouis.com
Dans tous les cas ne tardez pas !! Un programme “papier” sera disponible environ un mois avant le début du festival.
Chapelle Saint Louis
« LE DEPART »
19 mai à 20h30 et 20 mai à 19h30
SPECTACLE CHOREGRAPHIE conçu et interprété par Gaëlle Bidault et Christophe Dumouchel.
LUMIERES : Eric Guilbaud
COMPLICE : Sophie Amaury
D’après « Le Journal de Nijinski » de Christian Dumais-Lvowski et les « Cahiers » de Vaslav Nijinski
Un homme attend. Il est au bord de lui-même. Il doit partir. Encore quelques mots, comme les branches d’un arbre auquel il s’accroche, au moment de la
chute. Puis il décidera de se taire. D’entrer définitivement en lui-même. Un dernier geste. A l’issue de ce dernier geste pour se taire, le tumulte de ses pensées l’assaille, aussi réel qu’un
rêve d’effroi de ce qu’il a vécu là, ces derniers jours passés dans sa chambre à écrire.
Vaslav Nijinski, (1889-1950), danseur de renommée internationale et souvent considéré comme le précurseur de la danse contemporaine, a été rendu célèbre
notamment par « L’après-midi d’un faune » et le « Sacre du Printemps » dont il a créé et interprété les chorégraphies.
Sa carrière s’achèvera fin 1917. Il part s’installer en Suisse, avec sa femme et sa première fille.
Mû par le sentiment d’être personnellement responsable de la paix et de la fraternité universelle, Nijinski commence à rédiger ses cahiers fin
1918.
Il en terminera la rédaction en mars1919 juste avant son départ pour Zurich, où il sera interné. Nijinski passera dès lors la plus grande partie de sa vie
en hôpital psychiatrique.
LE DEPART, c’est l’histoire de cet homme, aux prises avec lui-même, qui écrit sans trêve, en proie à la folie qui le gagne. C’est un solo à deux voix, un
pas-de-deux à un seul, un dernier saut avant de sombrer dans la folie.
« Naufrager est une chose affreuse »
« HIPPOTHEATRON » Théâtre d’objet
21 mai à 19h30 et 20h30 22 mai à 18h30 et 20h30
adaptation et interprétation : Julien Mellano
scénographie : Julien Mellano et Alexandre Musset
musiques : Alain de Fillipis
régie : Rodrigue Bernard
Ladlediz èn Gatlemans ! Hippotheatron s’installe dans votre ville ! Découvrez ou redécouvrez l’univers de «
Freaks » et le cauchemar de James Bailey, ancien montreur de phénomènes, prince déchu de l’attraction et narrateur éthylique en désespoir de cause. Un personnage miteux et risiblequi ressasse son
histoire parmi les cendres de sa petite gloire. Une histoire où l’amour et la haine engendrent les plus ignobles tortures du corps et de l’esprit, où l’on peut voir la cupidité, le désespoir, les
grands, les petits et l’imagination des hommes en général, pour le meilleur et pour le pire.
Spectacle en V.O.S.T.F.
Tout public à partir de 12 ans
durée 45 minutes
Hippotheatron, création aïe aïe aïe 2005
« L’HOMME QUI PENCHE » de Thierry Metz
25 mai à 19h30 et 26 mai à 19h30
Mise en scène et adaptation : Marc Feld
Scénographie: Jean Jacques Nguyen Marc Feld
Conception images : Jean Jacques Nguyen Marc Feld
Musique originale : Jean Jacques Franchin
Lumières : Denis Monmarché
Avec
Comédien : Sylvain Thirolle
Musicien : Jean-Jacques Franchin
Crédit photos : Mario Del Curto
Les grands brûlés de l’alcool
L’homme qui penche, sous le poids de la vie, est ici celui qui s’efforce de fixer sur le papier ce qu’il vit pour «ne pas perdre le fil». La première page de ce carnet de détresse est datée
d’octobre 1996, au Centre hospitalier de Cadillac en Gironde, pavillon Charcot. La dernière s’est écrite le 31 janvier 1997. Thierry Metz a choisi de disparaître le 16 avril 1997.
«Je dois tuer quelqu’un en moi, même si je ne sais pas trop comment m’y prendre», écrit-il au début de son sevrage. Et plus loin: «J’essaie, à ma manière et plus simplement, de faire entrer
l’homme que je suis devenu dans la maison de la rencontre et de la réparation. » On ne saurait mieux dire, en mots émaciés «le plus possible», puisque la réparation éventuelle va passer par la
rencontre, avec soi-même autant qu’avec les autres. Dans ce lieu clos, en pyjama réglementaire, dans un «va-et-vient de petites choses», chacun erre autour de lui-même, tous «plus ou moins
endormis» par les anxiolytiques, Mady toute maigre avec sa «simple petite rose du regard», Denis aux ailes brisées qui se bourre de biscuits sans grossir, ou Bernard, Mickey, Raymonde cherchant
«un habitant qui n’est plus dans la maison». Sur la trame de ce désarroi quotidien, Thierry Metz ressuscite la vie par ses mots qui chantent et gémissent en alternance, sans lyrisme exalté ni
pathos.
Or c’est avec la même élégance blessée, aussi délicate qu’incisive, que Sylvain Thirolle habite le verbe et la présence de l’écrivain, en complicité parfaite avec l’accordéoniste Jean-Jacques
Franchin. Dans une mise en scène et une adaptation de Marc Feld, L’homme qui penche restitue admirablement, avec un excellent contrepoint de l’image et du verbe, la matière existentielle et
poétique arrachée par Thierry Metz au silence et à la peine. Rien d’édifiant ni de complaisant non plus dans l’échec, comme si la soif persistante en désignait une plus fondamentale, dont rien
n’est dit au demeurant…
JEAN-LOUIS KUFFER
« ET PUIS J’AI DEMANDE A CHRISTIAN DE ME JOUER L’INTRO DE ZIGGY STARDUST
»
28 mai à 19h30 et 29 mai à 19h30
A Glam project / Renaud Cojo / Ouvre le Chien 08
Conception, Mise en scène, Images, Interprétation : Renaud Cojo
Avec : Romain Finart, Eliott Manceau, Un(e) Invité(e) en Alternance.
Montage Images : Benoit Arène, Renaud Cojo
Son : Sylvain Dumoulin
Lumières : Eric Blosse, Véronique Bridier, Emmanuel Bassibé
Costume : Odile Béranger
Construction : Jean-François Huchet
Régie Générale : Emmanuel Bassibé
Diffusion / Production : Florence Bourgeon
A Glam Project
Ziggy Stardust est né le 3 février 1972, à Lancaster, sur scène.Il est mort le 3 juillet 1973, sur scène à
nouveau, au Hammersmith Odeon de Londres. Pendant son éphémère et fulgurante existence, il créé un album avec les Araignées de Mars, et donne de centaines de concerts sur la planète entière,
alors que sa phobie ne lui permettait pas de prendre l’avion, lui, créature de l’espace.
Une Rock’n’Roll Star, un monument excentrique frisant la folie à chaque instant, un avatar maquillé, à qui
l’Ailleurs est vital. Un être venu de Mars : l’Espace comme une possibilité, un terrain d’aventure et d’expression où l’étrange de-vient réel, où l’impossible existe telle l’invention de
soi.
De cette forme «transgenre», dont la fgure de Ziggy Stardust (alter ego créé par David Bowie en 1972) est
l’axe, Renaud Cojo propose une réfexion sur le geste artistique, le dédoublement de la personnalité et la résonance que met en mou-vement l’acte de création dans la sphère de l’intime.Au centre
du plateau parsemé de moniteurs vidéos, la cabine téléphonique de l’album «The Rise And Fall of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars» est le pivot central de cette performance. Au fl des
rencontres et des situations que l’artiste a provoquées, (y compris une séance de psychanalyse), un casting improbable s’est mis en place autour de son double - personnage : Romain, stagiaire
perspicace, Elliot, fan de David Bowie rencontré sur Youtube, quelques invités mystères... La fascination fascinée tel est le ressort qui témoigne de cette entreprise
artistique.
Au centre culturel Marc Sangnier en partenariat avec la scène nationale Petit Quevilly Mont saint
Aignan
« GILLES »
Mardi 25 et mercredi 26 mai à 20h
Mise en scène et scénographie : David Bobee - Auteur : Cédric Orain - Création lumière : Stéphane Babi Aubert - Création son : Jean-Noël Françoise - Régie générale : Thomas Turpin -
Construction et conception du décor : Salem Ben Belkacem / Ateliers Akelnom - Avec : Gilles Defacque, David Amelot, Pierre Cartonnet, Elza Davidson, Clément Delliaux, Eric Fouchet, Stéphane
Hainaut, Caroline Leman, Tanguy Simonneaux.
Ce spectacle est né de la rencontre entre le groupe Rictus, compagnie de David Bobee et la compagnie de l'Oiseau-Mouche, troupe de comédiens en situation de handicap
mental.
C'est la nuit, au bord d'une route et Gilles erre seul, en pyjama bleu.
Perdu au milieu de nulle part, il croise des personnages improbables et se retrouve dans d'étranges situations sans pouvoir différencier rêves, fantasmes, souvenirs et folie.
Vieux clown qui perd les pédales, Gilles plonge dans les épisodes marquants de sa vie et tombe dans un délire loufoque.
Métaphore de la fin d'une vie, ce spectacle propose un cabaret poétique constitué de numéros, de saynètes, de performances de cirque, Gilles étant lui-même le clou du spectacle.
Rencontre le 25 mai à 18h30 au centre Marc Sangnier avec José Sagit et David Bobee (entrée libre)
A l’Espace Culturel François Mitterrand (Canteleu)
« PETIT PIERRE » spectacle jeune public
de Suzanne Lebeau mise en scène Maud Hufnagel
Jeudi 20 mai à 19h et vendredi 21 mai à 10h et 14h30
mise en scène de Maud Hufnagel et Lucie Nicolas
avec Sara Louis
régie : Caroline Foulouneau
Pierre Avezard, dit Petit Pierre, est né en 1909.
Né avant terme, « pas fini » comme il le disait, borgne, sourd et muet, Petit Pierre est inapte à l'école, qu'il quitte à 7 ans. Enfermé dans son silence, il ignore tout des fracas du monde et
des bourses qui s'effondrent, mais il apprend tout des vaches, des champs et de leurs travaux. Tout ce qui bouge le fascine et il passe son temps à en décortiquer la mécanique afin de la
reproduire. Alors, Petit Pierre se met à chevaucher l'imaginaire : il découpe des vaches et des poules dans la tôle des carlingues d'avions abattus, ramasse des bouts de bois rongés par
l'humidité, des bouts de corde, de fils de fer. Il passera quarante ans à fabriquer un manège d'une singulière beauté et d'une mécanique si complexe qu'elle reste un mystère aussi bien pour les
experts que pour les ingénieurs.
Il a su faire surgir de la vie, la magie d’une poésie simple avec les restes du quotidien.
Le manège de Petit Pierre est installé à la Fabuloserie (musée d'art brut) à Dicy dans
l'Yonne.
Spectacle de Et Compagnie, produit par le CDN de Sartrouville dans le cadre du festival Odyssées 78 en 2007
Production déléguée Et Compagnie, avec le soutien de l’Arcal
Texte édité aux Éditions Théâtrales jeunesse, 2006
Atelier 231 Sotteville les Rouen
“Cérémonie fastueuse dans un souterrain”
Jeudi 27 mai à 20h30
Spectacle destiné à un public adulte
Sur des textes de Valérie Diome et Caroline Lavoinne,
ce spectacle brosse le portrait
d'une femme en proie à une dépendance amoureuse
dont elle va s'affranchir au cours d'une ultime soirée.
Vertiges du manque,
De la chair tourmentée par le souvenir,
Qui se dérobe à l’oubli.
Derniers sursauts d’une volonté qui vacille,
Au bord du gouffre.
Le son d'une boîte à musique nous parvient,
où la petite ballerine aurait grandi au son
du Velvet Underground.
Montage et interprétation : Valérie Diome
Direction d’acteur : Caroline Lavoinne
Création lumière : Eric Guilbaud
Création sonore et musicale : Philippe Vermont
Administration : Dominique Jourdan
Coproduction Théâtre des 2 Rives
Avec le soutien de la Chapelle Saint-Louis (Rouen) et de la Foudre, Scène-Nationale de Petit-Quevilly
Ce projet est administré par la Fabrique Théâtrale
Avec le soutien du Ministère de la Culture-Drac de Haute-Normandie et du Conseil Régional de Haute-Normandie